Effectivement, monsieur Mesnier, aucun élu ne dira jamais qu'il se trouve en situation de surdensité médicale… sauf les chiffres ! mais les chiffres montrent qu'il existe de telles zones, de même que des zones sous-denses. C'est ce qui ressort de l'audition de responsables de la DREES, lundi après-midi : 752 communes, représentant plus de quatre millions d'habitants, peuvent être considérées comme des zones sur-denses par rapport à la moyenne nationale ; symétriquement, 5,2 millions de Français vivent dans des zones sous-denses. C'est une réalité objective. Vous pouvez la nier, mais elle existe et il faut partir de là : c'est bien un problème de répartition.
En ce qui concerne le coût des mesures incitatives, évoquées par Adrien Quatennens, on est sans doute plus près de 100 millions d'euros, à croire un rapport du Sénat, car il faut ajouter les dispositions fiscales, qui ont elles aussi une incidence pour l'État. Et tout cela s'entend hors interventions des collectivités locales…
Quant au coût des inégalités d'accès aux soins, que soulignait Christine Pires Beaune, il a été chiffré entre 900 millions et 3,2 milliards d'euros par la Cour des comptes. Que l'on ne me dise pas que le système fonctionne !
Enfin, j'aimerais comprendre pourquoi la régulation ne marcherait pas pour les médecins, mais pour les kinésithérapeutes, les infirmiers ou les pharmaciens.
La source —
nosdeputes
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
C'était un peu avant !
Si le diagnostic nous paraît en partie exact, au groupe La République en Marche, ce n'est pas le cas du traitement prescrit. Je crois qu'il constitue même une fausse bonne idée. Se pose notamment la question de la définition des zones sur-denses : je ne connais personne qui dira avoir trop de médecins sur son...
Lire ▸
Au nom du groupe Nouvelle Gauche, je voudrais souligner l'initiative du rapporteur.
Comme j'ai entendu tout à l'heure une contrevérité, je précise que le nombre de médecins est de 798 pour 100 000 habitants à Paris, contre 180 dans le département de l'Eure : ce sont des chiffres de 2017. La carte des déserts...
Lire ▸
Comme le rapporteur l'a souligné, les solutions incitatives ont totalement échoué dans la lutte contre la diversification médicale. Le Premier président de la Cour des comptes a insisté en novembre dernier sur le fait que « les mesures incitatives mises en place pour une meilleure répartition des professionnels de...
Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)
Mais cela ne marche pas !
Bien sûr que si !
Pas pour les pharmaciens !
Vous avez mentionné l'hôpital lorsque vous avez affirmé que la régulation peut fonctionner et vous avez aussi évoqué la réalisation d'une cartographie : il serait intéressant de voir s'il n'y a pas une superposition entre le manque de médecins libéraux, notamment des généralistes, et le fait que des postes ne sont...
Lire ▸