La problématique de la répartition des médecins généralistes et du déséquilibre entre les territoires concerne aussi les hôpitaux. La concurrence s'intensifie entre les régions et peut même devenir féroce, principalement en ce qui concerne les hôpitaux secondaires, mais aussi parfois au sein des groupements hospitaliers de territoire (GHT). Dans certains territoires, comme la Picardie, la politique menée par les Agences régionales de santé (ARS) conduit la plupart des étudiants en médecine à faire leurs années d'internat dans les centres hospitaliers universitaires (CHU), au grand dam des hôpitaux secondaires – je pourrais citer un certain nombre d'exemples.
Par cet amendement, je vous propose d'élargir les options qui s'offrent aux étudiants en médecine, en les amenant à passer leur dernière année d'internat dans un hôpital secondaire. Certains y restent parfois, parce qu'ils privilégient l'expérience au confort. Il s'agit d'un amendement de bon sens.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Vous avez mentionné l'hôpital lorsque vous avez affirmé que la régulation peut fonctionner et vous avez aussi évoqué la réalisation d'une cartographie : il serait intéressant de voir s'il n'y a pas une superposition entre le manque de médecins libéraux, notamment des généralistes, et le fait que des postes ne sont...
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Entendons-nous bien : personne ne prétend que la régulation constitue une baguette magique. C'est un outil pour donner de l'efficacité à l'incitation. L'un ne va pas sans l'autre. Nous avons besoin de politiques d'incitation et d'autres de régulation, car elles se confortent mutuellement. Sinon, nous n'arriverons à rien.
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Dans d'autres pays européens, tels que l'Allemagne, l'Espagne et le Royaume-Uni, les démarches de régulation n'ont pas permis d'augmenter le nombre de médecins dans les territoires désertés. On peut donc se demander pourquoi nous pourrions faire mieux.
C'est précisément parce que les mesures de régulation, voire de coercition dans certains cas, ne suffisent pas que ces pays en viennent à des mesures d'incitation. Je le répète : il faut les deux en même temps.
(La prise de parole ci-dessus)
J'entends bien votre proposition, qui vise à orienter les jeunes internes vers des réalités qu'ils ne connaissent pas nécessairement. Néanmoins, je ne suis pas absolument convaincu qu'une telle mesure soit d'ordre législatif. Par ailleurs, elle ne pourra fonctionner que s'il existe une régulation : cet amendement...
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Cet amendement a du sens – il arrive que l'on s'installe dans un territoire où l'on a fait un stage –, mais son application poserait effectivement un véritable problème, en particulier pour la maquette des stages hospitaliers : la plupart du temps, elle ne pourrait pas être respectée. Enfin, comme le rapporteur, je...
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Cet amendement est consécutif à une situation que j'ai rencontrée dans ma circonscription et qui pose un problème.
La loi du 23 février 2005 relative au développement des territoires ruraux a permis des mesures fiscales visant à inciter les médecins à s'installer dans des zones de revitalisation rurales (ZRR),...
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Avis défavorable. On l'a dit tout à l'heure : l'installation n'est pas une question d'argent. Les médecins s'installant dans des zones sous-denses croulent sous le travail ; ils n'ont donc pas de problème de revenus. Par ailleurs, alors que la Cour des comptes a montré qu'il existe déjà un coût très important pour...
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