Les opérations de forces spéciales réclament depuis plusieurs années une meilleure prise en compte des caractéristiques de leurs actions dès la conception des programmes d'armement à effet majeur. L'expérience montre que ces programmes ne prennent pas en compte, dès la conception, la spécificité des opérations spéciales. Deux exemples malheureux l'illustrent dans l'actualité : d'une part, le programme de frégates de taille intermédiaire (FTI), en cours, qui produit des bâtiments d'un tonnage trop faible pour accueillir des embarcations des commandos marines ; d'autre part, le programme de SNA (sous-marins nucléaires d'attaque) Barracuda qui n'a pas pris en compte la nécessité de doter ces appareils d'une capacité d'insertion de commandos via des mini-sous-marins.
En définitive, l'acquisition d'équipements par le commandement des opérations spéciales ne semble pas vraiment fluide. Si le COS bénéficie d'un circuit de commande plus court que le reste des armées, ce circuit ne le prémunit pas contre les errements classiques des programmes d'armement – livraison tardive dans le cycle technologique, mise en service poussive ou encore acquisition trop peu discrète. Amiral, que proposez-vous pour améliorer la prise en compte, dans la loi de programmation militaire, des caractéristiques de vos actions ?
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Je vous rappelle que dans deux jours l'Assemblée interrompt ses travaux jusqu'au 15 janvier ; aussi ne faut-il pas espérer auditionner la ministre d'ici là.
Sans doute mais dans le calendrier que vous nous avez fait envoyer, Monsieur le président, aucune audition de la ministre n'est prévue.
D'autres choix ont été faits.
Nous en venons à la présente audition, la première pour l'amiral Isnard, que nous remercions de sa présence, d'autant que les opérations spéciales ont été l'une des priorités de la loi de programmation militaire (LPM) dont l'exécution s'achèvera dans un an.
Amiral Laurent Isnard
C'est un plaisir, un honneur, mais aussi une première pour moi, d'être devant vous et d'avoir l'occasion de vous parler des forces spéciales.
Avant d'entrer dans le détail des bilans et enjeux liés à la LPM, il me semble important de vous rappeler en quelques mots ce qu'est le commandement des opérations spéciales...
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(La prise de parole ci-dessus)
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Amiral Laurent Isnard
La prise en compte des besoins des forces spéciales dépend notamment de leur place au sein de chaque armée.
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