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19 décembre 2017 · Assemblée nationale · cr-cafe · commission Séance
Liny Suharlim
À ce jour, on recense 1 million de cas de choléra et 2 000 décès dus à cette maladie. Cette épidémie s'explique notamment par la destruction des services publics, en particulier des services de santé, et par le fait que le personnel de santé, qui n'est plus payé, n'est pas en mesure de répondre aux besoins de la population. De plus, dans certaines zones, notamment celle de Sa'dah, où ACTED tente régulièrement d'intervenir, il est difficile d'accéder aux populations malades en raison du conflit. Par ailleurs, des efforts ont été faits pour lutter contre la diphtérie ; les vaccins sont arrivés dix jours après le début du blocus. Mais on assiste actuellement à un pic de la maladie. Les ONG humanitaires jouent un simple rôle de pompiers sur place. Nous faisons notre possible pour aider les populations qui sont le plus dans le besoin mais, en l'absence de solution politique et d'une réouverture des pourparlers de paix, les besoins humanitaires et les coûts de l'aide vont croissants, et il est de plus en plus difficile d'accéder à ces populations. Quant à l'accès à l'eau potable, il était déjà problématique avant le conflit puisqu'un tiers seulement de la population en bénéficiait. Aujourd'hui, le défi est encore plus grand en raison de la destruction des infrastructures par les bombardements.
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/15/cr-cafe/17-18/c1718032.asp#P5_304
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Vous avez en partie répondu à la question que je voulais poser : avez-vous des informations plus précises sur le blocus, sur l'acheminement de médicaments, de denrées alimentaires et de carburant ?
Vos interventions permettent de se faire une idée de la situation du Yémen que les Nations unies ont qualifiée de pire crise humanitaire. Au-delà des victimes directes de ce violent conflit, on mesure les conséquences du blocus dans un pays qui, avant la guerre, importait 80 % à 90 % de sa nourriture et comptait... Lire ▸
Comme mes collègues, je voudrais louer la qualité de vos interventions qui m'ont vraiment affolée. On ne se rend peut-être pas trop compte du drame humain qui se déroule dans cette partie du monde. Quasiment tous les échanges entre l'est et l'ouest passent par la mer Rouge et vous nous dites que le port de Hodeïda... Lire ▸
Quelle est la réalité de l'ingérence ou de l'interférence iranienne ? Nikki Haley, l'ambassadrice américaine aux Nations unies, s'est livrée à une petite démonstration digne de celle qu'avait faite Colin Powell en 2002 avant l'intervention américaine en Irak. D'où viennent les armes utilisées au Yémen ? Certaines... Lire ▸
Liny Suharlim
(La prise de parole ci-dessus)
Rasha Mohamed
Les ventes d'armes sont un sujet très complexe ; nous vous adresserons donc ultérieurement une note d'information plus détaillée. La France est soumise à des obligations internationales dans le cadre du traité sur le commerce des armes, qui interdit de vendre des armes s'il existe un risque qu'elles soient... Lire ▸
Laurent Bonnefoy
Je souhaiterais insister, quant à moi, sur le fait qu'une question démocratique se pose, quel que soit le positionnement des uns et des autres. Il est en effet important que les citoyens et les élus soient correctement informés du rôle de la France, qui est manifestement moindre que celui que jouent le Royaume-Uni... Lire ▸
Madame Suharlim, madame Mohamed, monsieur Bonnefoy, je vous remercie vivement, ainsi que les personnes qui vous accompagnent. Notre commission mesure combien il est important que les ONG soient présentes au Yémen. Nous sommes conscients des risques que vous courez en étant sur place et des difficultés que vous... Lire ▸
Laurent Bonnefoy
Je souhaiterais ajouter un mot. L'Union européenne est en effet un levier important. Le Parlement européen a, du reste, pris des initiatives en faveur d'un embargo sur les armes. Les blocages ne sont donc pas philosophiques, mais avant tout politiques. Il est de la responsabilité de chacun d'entre nous et,... Lire ▸