Stéphane Donckele
Peut-être y a-t-il des recours gracieux qui sont engagés, mais dans notre département, pas à notre connaissance. Même si cette information s'avérait vraie, cela n'empêche pas les agriculteurs de déposer leur dossier pour être indemnisés. En tant qu'agriculteur, si j'étais sur la zone, cela ne m'inquiéterait pas, dans le sens où la plateforme FMSE est toujours ouverte.
Quant aux exportations, nous avons vécu lors de la période une certaine surenchère qui a démarré par les abattoirs, qui ne ramassaient plus les animaux en ferme dès le lundi.
Nous avons vécu la même chose pour les oeufs, tout bêtement parce les grandes surfaces avaient pris connaissance de certains zonages et refusaient de prendre tout ce qui en venait. Or l'arrêté était assez précis et concernait des productions bien précises. La situation étant regrettable, nous avons travaillé pour que cela s'arrête assez rapidement. Cela a concerné la viande bovine. Certains abattoirs qui appartiennent à des enseignes de distribution, comme les centres E. Leclerc, ont refusé de prendre la viande. Nous avons vécu la même chose avec le Port de Rouen qui ne rentrait plus de blé de la zone Lubrizol, produit qui n'était pas concerné par l'arrêté et qui est une matière qui n'est pas stockée dehors. Aujourd'hui, tout est revenu dans l'ordre. Dès les levées des arrêtés, ce sont des choses que nous ne voyons plus. Mais s'il n'y a pas un cadrage des services de l'État et une certaine fermeté, on peut vite entrer dans une dérive qui fait augmenter la facture et qui pèse sur le moral.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Jocelyn Pesqueux
Nous en avons, mais pas quand c'est classé « matière dangereuse ».
Marie-Thérèse Bonneau
Si c'était classé C2, cela aurait été beaucoup plus facile parce qu'il y a de vrais éléments de traçabilité dans l'ensemble de la filière, même si les conséquences que vient de décrire Jocelyn auraient été celles-ci. Mais en termes de faisabilité, nous avons la possibilité. Parce que c'était en C3, c'était vraiment...
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Sébastien Audren
Nous avons beaucoup parlé de la Seine-Maritime, mais il faut savoir qu'énormément de départements ont été affectés. Sur la zone betteravière, nous sommes allés jusque dans l'Aisne, presque en Belgique. Dans la procédure mise en place par l'État et la détermination des communes qui sont mises en arrêtés, il y a de...
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Au nom de la séparation des pouvoirs, je ne peux pas me permettre de parler à la place de l'État. En revanche, nous allons auditionner différents ministres. Nous aurons l'occasion d'ici là de nous faire préciser le point que vous évoquez à l'instant.
Stéphane Donckele
(La prise de parole ci-dessus)
Que vient faire le miel dans tout cela ?
Laurence Sellos
Ils n'ont pas vu que le miel avait été fait bien avant le 26 septembre et qu'il était donc récolté. En revanche, nous ne connaissons pas les perturbations sur les ruches. Nous avons incité les apiculteurs à déposer un dossier. Ils vont rentrer dans la phase deux, parce qu'en phase un, ils n'ont rien à déclarer en...
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Christophe Savoye
Il semblerait que la vie sociale des abeilles au moment du passage du nuage, juste après l'incendie, ait été perturbée. Cela a nécessité un certain nombre d'enregistrements. Reste à voir si cette perturbation va entraîner des conséquences pour la prochaine saison. C'est une aberration d'avoir bloqué le miel. C'est...
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Laurence Sellos
Dans le dispositif phase un de Lubrizol, sont bien pris en compte sur demande expresse ceux qui sont hors zone aussi et qui ont subi des préjudices indirects. C'est important de le dire. Une vingtaine de dossiers ont été déposés par des personnes complètement hors zone, pour des raisons de perte commerciale ou...
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