L'objet de cet amendement est de demander un rapport sur le rachat de la dette publique française par la Banque centrale européenne. J'apprends à l'instant que le Parlement européen vient de voter contre une telle proposition, ce que je regrette.
En raison des aides versées par l'État, la dette va évidemment augmenter, avec un déficit de 9 % du PIB, de sorte que le ratio de dette atteindra au moins 115 %. Le choix fait par le Gouvernement n'est pas de pallier cette dette par l'impôt, mais j'espère qu'il ne songe pas non plus à la pallier par une baisse des dépenses publiques, alors même que cette crise révèle à quel point elles ont manqué dans certains secteurs.
Il va donc bien falloir trouver une solution. L'Union européenne, au travers de la Banque centrale européenne, prête aux banques, qui elles-mêmes prêtent aux États sous conditions. Notre idée est, à l'inverse, que la Banque centrale européenne rachète directement la dette aux États et la stocke en dette perpétuelle, de façon que les États retrouvent une capacité de contracter de nouveaux emprunts. Il s'agit donc de geler la dette, et pourquoi pas de l'annuler, y compris avec des taux négatifs. Je ne vois pas d'autre solution, sauf à laisser penser que, après la crise, les États et les peuples paieraient pendant des années, par une politique de sur-austérité, pour revenir au pourcentage d'équilibre fixé par les différents traités.
La Réserve fédérale américaine a décidé de racheter la dette des entreprises pour éviter les risques de banqueroute ; la banque centrale anglaise a agi par un prêt direct à l'État : il serait temps que l'on fasse la même chose au niveau européen.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Rappelons tout d'abord que dans les clubs, il n'y a pas que des joueurs payés plus de 10 000 euros par mois. De plus, de nombreux clubs en France, même professionnels, ne donnent pas ce niveau de rémunération à leurs joueurs. L'important, c'est qu'ils soient parvenus à un accord avec les annonceurs, notamment ceux...
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À partir du moment où il y a une contribution publique – en l'espèce, le chômage partiel –, qui bénéficie aux joueurs et à leurs employeurs, il me paraît légitime de demander un effort plus conséquent aux plus gros salaires du football. Cela ne relève pas du législatif, raison pour laquelle je demande un rapport. À...
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Nous avons évoqué tout à l'heure les trous noirs dans le fonds de solidarité – gérant salarié, mandataires sociaux. Mme Grégoire réfléchit aux différentes solutions qui pourraient être apportées, comme débloquer l'épargne retraite dite Madelin. Elle demande donc un rapport dressant un bilan exhaustif des avantages...
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Le déblocage du Madelin doit être bien ciblé pour être pertinent et ne pas trop diminuer l'épargne à long terme. Je vous demande de bien vouloir retirer votre amendement, pour le déposer en séance sous la forme d'une disposition législative nouvelle et non sous la forme d'une demande de rapport.
(La prise de parole ci-dessus)
Nous pourrions avoir un long débat macroéconomique sur ce sujet. Ce serait intéressant, d'ailleurs : comment monétiser ou faire racheter nos dettes ? Outre le fait que les traités européens ne permettent pas de retenir votre proposition, j'ai un problème de fond avec le gel perpétuel de la dette. Cela reviendrait...
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Je trouve cette idée géniale : une dette perpétuelle à taux négatif, c'est formidable ! Avec un taux d'intérêt négatif de 1 %, au bout d'un siècle, il n'y aurait plus de dette !
Tout à fait ! La monnaie, cela peut se créer, même si cela doit générer de l'inflation. J'ai connu une période où l'inflation était à 14 % et où le partage des richesses se faisait en faveur des revenus du travail… Je ne dis pas qu'il faut revenir à 14 % d'inflation, mais n'en faisons pas forcément un repoussoir....
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Personne ne se moque, monsieur Coquerel : la monétisation de la dette est un concept tout à fait digne d'intérêt.