ministre. Après coup, les Français apprécient ces réformes, ils en sont heureux et les vivent a posteriori comme nécessaires. Mais elles sont rarement imaginées parce que nous vivons dans des systèmes qui ne nous permettent pas de concevoir d’autres dispositifs. Dans les années 1980, par exemple, qui demandait un nouvel opéra à la Bastille, une nouvelle bibliothèque nationale, un « Grand Louvre » ?
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
ministre. Madame la présidente, mesdames, messieurs les sénateurs, j’ai écouté avec beaucoup d’attention tous les orateurs qui se sont exprimés.
Je suis profondément persuadée que les projets qui vous sont présentés constituent une grande réforme. Certes, celle-ci a été lancée par le Président de la République.
Pourquoi « certes » ? Ce mot est étrange… (Sourires sur les travées du groupe socialiste.)
ministre. Toutefois, je la porte avec conviction parce que je crois qu’elle traduit véritablement une grande ambition culturelle.
Certains ont affirmé que cette réforme n’était pas demandée par les Français. Mais quels sont les grands projets culturels ou audiovisuels qui sont réclamés à cor et à cri par nos compatriotes ?
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En somme, les Français sont nuls ! Ils ne demandent rien pour la culture !
(La prise de parole ci-dessus)
La gauche !
ministre. Ce furent de grandes réformes, dont j’observe qu’elles ont coûté extrêmement cher à une époque où la situation économique était très difficile.
Mais elles ont rapporté énormément, en particulier en termes culturels !
ministre. En outre, elles ne touchaient que Paris, alors que nous portons aujourd'hui un vaste projet, qui concerne tout le territoire et que tous les Français pourront apprécier, pour un coût finalement bien moindre.
Des programmes qui commencent à vingt heures trente-cinq, de véritables deuxièmes et troisièmes...
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