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16 décembre 2020 · Sénat · hémicycle Séance
Ma question s’adresse à Mme la ministre de la transition écologique. Madame la ministre, le 18 novembre dernier, l’Organisation maritime internationale (OMI) a annoncé de nouvelles mesures en matière de décarbonation du secteur maritime. L’accord trouvé dans le cadre du 75e Comité de la protection du milieu marin porte sur deux points : mise en place d’une certification de l’efficacité énergétique, associée, notamment, à des mesures de limitation de la puissance des navires et instauration d’un système de mesures de l’intensité carbone. Ces avancées concrètes ont été saluées par la France, avec des réserves et une certaine prudence, d’abord parce que les propositions de la France et de l’Union européenne n’ont pas toutes été adoptées – c’est le cas, notamment, des mesures de coercition pour les navires les moins efficients ; ensuite, et surtout, parce que ces annonces ont un goût d’inachevé. Le secteur maritime, longtemps absent des négociations climatiques, est en effet responsable de 3 % des émissions mondiales de CO2. S’il s’agissait d’un État, il serait le sixième pollueur de la planète, loin devant la France et la Grande-Bretagne. Pire encore, l’accord obtenu à Londres ne devrait pas empêcher le transport maritime d’accroître ses émissions de gaz à effet de serre pendant la prochaine décennie, à rebours des objectifs de l’accord de Paris et de ses propres engagements, et alors que celles-ci n’ont cessé d’augmenter ces dernières années. Pendant ces négociations, certains ont accusé la France d’avoir revu ses ambitions à la baisse dans l’espoir d’obtenir un compromis, même fragile. Les prochaines négociations seront donc cruciales pour transformer les grandes déclarations d’intentions en réalités et nous savons pouvoir compter sur votre détermination ainsi que sur celle de la ministre de la mer. Madame la ministre, pouvez-vous nous préciser quel a été le rôle de la France au cours de ces négociations ? Que peut-on, par ailleurs, espérer des prochains cycles de négociation, notamment en ce qui concerne le financement de cette transition ? (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

ministre de la transition écologique. Monsieur le sénateur Gay, le Premier ministre a pris hier, devant les députés, des engagements très clairs, que je veux réitérer devant vous. Comme vous le savez, la France a fait de la lutte contre le réchauffement climatique un axe essentiel de sa politique, en s’engageant... Lire ▸
Mais bien sûr !
ministre. Vous le comprenez, nous ne souhaitons pas démanteler EDF, mais, au contraire, lui donner les moyens d’être un grand acteur, au niveau européen et mondial, de la transition énergétique. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI. – Huées sur les travées du groupe CRCE.) décarbonation du transport... Lire ▸
La parole est à M. Dominique Théophile, pour le groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme la ministre.
ministre de la transition écologique. Monsieur le sénateur Dominique Théophile, vous avez raison : il est essentiel que le transport maritime opère sa transition écologique ; c’est d’autant plus vrai pour des territoires comme le vôtre, pour lesquels le transport maritime est évidemment de première... Lire ▸
La parole est à M. Lucien Stanzione, pour le groupe Socialiste, Écologiste et Républicain. (Applaudissements sur les travées du groupe SER.)
Ma question s’adresse à Mme la ministre de la culture. Madame la ministre, avez-vous entendu le cri de désespoir qui a retenti hier sur tout le territoire ? Avez-vous entendu le désarroi de ces professionnels du spectacle qui ne parviennent plus à suivre le fil de vos indécisions ? Le revirement des annonces du 10... Lire ▸