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16 décembre 2020 · Sénat · hémicycle Séance
Madame la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, l’année 2020 aura été, pour de nombreux étudiants, synonyme d’enseignement à distance, d’isolement social et de fins de mois difficiles. À l’âge de tous les possibles, l’horizon semble, pour certains, s’être réduit aux murs d’une chambre d’étudiant et aux appels téléphoniques de la famille et des amis, parfois aussi aux files de distribution d’aide alimentaire. Les universités sont parmi les derniers lieux à rester fermés lors de cette deuxième vague, avec les salles de théâtre, les cafés et restaurants, les cinémas et les salles de sport. Aussi saluons-nous l’annonce par le Gouvernement d’une reprise progressive, dès le 4 janvier, des cours en présentiel dans les universités. La vie étudiante devrait reprendre son cours, mais de nombreuses incertitudes subsistent. Nous disposons encore de peu de recul pour évaluer les conséquences de la scolarité à distance sur les résultats scolaires et le niveau des futurs diplômés, alors que tous les étudiants n’ont pas accès à une connexion internet stable ou au matériel informatique nécessaire pour suivre les cours. Par ailleurs, le manque d’interactions sociales pèse sur leur quotidien, et peu d’étudiants bénéficient d’un accompagnement psychologique, la France ne disposant que d’un psychologue universitaire pour 30 000 étudiants. Enfin, de nombreux jeunes s’interrogent sur la reconnaissance de leur diplôme par les professionnels, compte tenu des conditions actuelles d’apprentissage et des difficultés à accéder à un stage ou à une expérience à l’étranger. Madame la ministre, cette séance de questions d’actualité vient clore une année bien particulière pour les 2,7 millions d’étudiants de France, parmi lesquels les risques de décrochages pédagogiques massifs sont réels, plus particulièrement pour les néobacheliers. Face à ce constat alarmant, quel bilan dressez-vous et quelles perspectives pouvez-vous offrir aux étudiants à l’issue de ce deuxième confinement ? Par ailleurs, vous êtes favorable à la création de milliers d’emplois étudiants, à titre d’accompagnement durant cette période difficile. De fait, le besoin de soutien est urgent ! Pouvez-vous nous fournir des éléments de calendrier pour la mise en place de ce dispositif ? (Applaudissements sur les travées du groupe INDEP.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

ministre de la culture. Monsieur le sénateur, vous avez raison : il y a une aspiration à la visibilité dans cette pandémie. Toutefois, cette visibilité ne nous est pas acquise. Il n’y a pas si longtemps, nous partions de 50 000 contaminations par jour et nous avions espéré atteindre 5 000 cas pour permettre la... Lire ▸
Vous nous rassurez !
ministre. … et qu’elle devait donc être retardée. Cette visibilité, que demande à juste titre le monde de la culture, nous allons l’atteindre, nous y travaillons, parce que nous devons bâtir, avec les professionnels de la culture, un modèle résilient qui puisse s’adapter aux à-coups de la pandémie. Ces rebonds se... Lire ▸
La parole est à Mme Colette Mélot, pour le groupe Les Indépendants – République et Territoires. (Applaudissements sur les travées du groupe INDEP.)
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.
ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Madame la sénatrice Colette Mélot, je vous remercie de votre question, qui me permet d’adresser à l’ensemble des étudiants un message de soutien. De soutien, nous le savons tous, ils ont grand besoin. C’est pourquoi nous avons entendu leurs... Lire ▸
La parole est à M. René-Paul Savary, pour le groupe Les Républicains. (Vifs applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
Ma question s’adresse à M. le ministre des solidarités et de la santé.