Monsieur le président, mesdames, messieurs les ministres, mes chers collègues, après avoir souhaité, à mon tour, au Premier ministre de rester en bonne santé, je vais commencer par les bonnes nouvelles. Par les temps qui courent, cela ne peut pas faire de mal.
Le Premier ministre a déclaré jeudi dernier que « c’est en France que la situation est aujourd’hui la mieux maîtrisée par rapport à nos voisins ». La semaine dernière, le taux d’incidence de la covid y était de 107 pour 100 000, contre 143 en Belgique, 150 en Allemagne et 250 en Suisse. Il y a 10 000 cas quotidiens en France, contre 30 000 en Allemagne. Il faut se pincer pour y croire !
Cependant, ces chiffres sont précaires, et après avoir fait pendant huit mois un complexe d’infériorité vis-à-vis des Allemands, ne faisons surtout pas aujourd’hui un complexe de supériorité. (M. le ministre approuve.) Ce virus continue d’être méconnu, déroutant et traître.
Sauf, bien sûr, pour ceux qui ont une boule de cristal. Lors du déconfinement, en mai dernier, j’avais taclé le professeur Mélenchon, de la faculté de médecine de La Havane (Sourires sur les travées des groupes INDEP, RDPI, UC et Les Républicains.), qui avait annoncé, à l’Assemblée nationale, l’arrivée inéluctable d’un deuxième pic de l’épidémie.
Au même moment, son collègue, le professeur Raoult, de la faculté de médecine de Marseille, annonçait avec la même certitude qu’il n’y aurait pas de deuxième vague. Bingo ! C’est Mélenchon qui a décroché le pompon et qui s’est immédiatement auto-décerné sur Twitter le prix Nobel de médecine prophétique (Rires sur les travées des groupes INDEP, RDPI, UC et Les Républicains.), comme tant d’autres, d’ailleurs, sur les plateaux de télévision.
Je n’ai rien à changer à ce que j’ai dit à l’époque : on a parfois une chance de tomber juste en jouant à Paul le poulpe. Après tout, même les horloges arrêtées donnent l’heure exacte deux fois par jour. (Rires sur les travées des groupes INDEP, RDPI, UC et Les Républicains, ainsi qu’au banc du Gouvernement. – M. Emmanuel Capus applaudit.)
La deuxième bonne nouvelle, c’est que les complotistes ont tort. Tous les anti-science sont en train de recevoir le meilleur des démentis, et les scientifiques la meilleure des confirmations : 7 jours en janvier dernier pour séquencer le génome du virus ; 303 jours entre le premier patient et la sortie d’un vaccin, là où il fallait dix ans auparavant. D’ici à quelques mois, la pandémie sera vaincue par une extraordinaire performance scientifique, technologique, industrielle et logistique mondiale – j’allais dire mondialisée, mais je ne voudrais choquer personne…
Bien sûr les anti-science ne vont pas lâcher le morceau. Ils essaient maintenant de discréditer les vaccins, avec un certain succès si l’on en croit les sondages, qui affirment que 60 % de la population serait réticente. Les sondages disaient aussi qu’Hillary Clinton serait élue contre Trump et que les Anglais voteraient contre le Brexit…
Si l’on faisait le travail correctement, en demandant à ceux qui hésitent s’ils font parce qu’ils sont contre les vaccins ou parce qu’il y a encore des incertitudes, on découvrirait que les Français, loin d’être des obscurantistes, sont, au contraire, des gens très rationnels. Ils comptent une petite minorité d’anti-vaccins et une grande majorité qui se dit : « Avant que ma grand-mère ne se fasse vacciner, je veux être sûr qu’elle ne risque rien. »
Je vais vous proposer le sondage de l’Institut Malhuret. (Sourires.) Depuis plus d’un mois, nous sommes en rupture de stock de vaccins antigrippe. Pourtant, les laboratoires en ont produit une fois et demie plus que l’an dernier. Les pharmacies ont été dévalisées.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Monsieur le président, mesdames, messieurs les ministres, mes chers collègues, nous souhaitons bien évidemment au Premier ministre de rester en bonne santé.
L’annonce d’une campagne de vaccination par la présidente de la Commission européenne le 16 décembre dernier, campagne qui commencera le même jour dans tous...
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présidente de la commission des affaires sociales. Eh oui !
Sinon, rapidement, nous aurons affaire à une nouvelle vague de décès de personnes âgées, cette fois due à l’isolement et au syndrome de glissement.
Ce qui a été dit lors des auditions qui ont été réalisées par la commission des affaires sociales, c’est que ce vaccin protégerait contre les formes malignes et...
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La parole est à M. Claude Malhuret, pour le groupe Les Indépendants – République et Territoires. (Applaudissements sur les travées du groupe INDEP.)
(La prise de parole ci-dessus)
présidente de la commission des affaires sociales. Tout à fait !
Conclusion : quand on propose aux Français un vaccin connu et sûr, ils se précipitent dessus, surtout quand on risque, le même hiver, d’attraper la grippe et la covid.
Mon pronostic est le suivant : quand nous commencerons la vaccination, après que les Anglais et les Américains l’auront expérimentée depuis un mois,...
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Évidemment !
Il y a beaucoup d’autres bonnes nouvelles en ces temps de morosité où, en plus, les jours raccourcissent : les progrès impressionnants des équipes médicales, qui ont divisé par deux les décès en réanimation ; le financement européen commun d’un plan de relance de 750 milliards d’euros ; la résistance de nos...
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