ministre déléguée auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargée de la ville. Monsieur le sénateur Éric Gold, oui, les Français plébiscitent encore la maison individuelle et il ne s’agit en aucun cas de remettre en cause cette aspiration, qui est avant tout celle du confort et de la qualité de vie.
Néanmoins, il faut regarder la réalité en face – c’était, selon moi, le sens des propos de ma collègue Emmanuelle Wargon – et s’interroger sur le modèle du pavillon de banlieue, développé dans les années 1960 et 1970, qui va de pair avec la désertification des centres-villes.
En parallèle, la disparition des commerces de proximité et l’éloignement des services nourrissent un sentiment d’exclusion chez certains habitants de ces lotissements. À cet égard, leurs attentes se sont fortement exprimées sur les ronds-points lors du mouvement des « gilets jaunes ». (M. Jean-Claude Anglars manifeste son désaccord.)
Enfin, reconnaissons-le, les espaces naturels disparaissent à grande vitesse : toutes les cinq minutes, nous bétonnons en France l’équivalent d’un terrain de football.
Il ne s’agit donc pas d’être pour ou contre la maison individuelle ; ce qu’il faut déterminer, c’est où et comment l’on construit. Ainsi, nous agissons concrètement pour construire plus et, surtout, pour construire mieux.
Nous favorisons la construction dans les espaces déjà artificialisés, avec la pérennisation du fonds pour le recyclage des friches. Les deux premiers appels à projets permettront la construction de 2 millions de mètres carrés dédiés à l’habitation, soit environ 70 000 logements.
Nous encourageons une densité acceptable grâce à l’aide à la relance de la construction durable dans plus de 1 300 communes.
Nous favorisons la mixité des matériaux, les constructions en bois et la qualité de vie dans les logements, notamment avec la nouvelle réglementation environnementale, dite RE2020.
Nous accompagnons davantage le logement intermédiaire et institutionnel et nous agissons pour rénover l’existant. En effet, nous pouvons aussi répondre à la demande en utilisant le parc déjà construit : c’est tout le sens de notre politique de rénovation énergétique des bâtiments.
D’ailleurs, les Français sont au rendez-vous : au titre du dispositif MaPrimeRénov’, 700 000 à 800 000 demandes ont été déposées en 2021, alors que nous attendions 500 000 dossiers. Ces chiffres montrent l’engouement qu’inspire cette mesure gouvernementale. Ce succès incontestable permet la rénovation de tous les logements, qu’il s’agisse des maisons individuelles ou des copropriétés occupées par les propriétaires. (M. François Patriat applaudit.)
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Madame la ministre, votre collègue chargée du logement a fait couler beaucoup d’encre il y a quelques mois en affirmant : « Le modèle du pavillon avec jardin n’est pas soutenable et nous mène dans une impasse. »
L’habitat individuel étant plébiscité par plus de 80 % des Français, cette phrase a pu choquer...
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Il faut conclure, cher collègue.
… on constate un quasi-gel des permis de construire.
Ma question est la suivante : quelles sont les intentions du Gouvernement pour répondre à la crise du logement, c’est-à-dire construire plus, mais surtout construire mieux, tout en restant à l’écoute des attentes des Français quant à leur parcours résidentiel ?
Mes chers collègues, je vous rappelle que vous avez deux minutes maximum pour poser votre question. Je vous remercie par avance de respecter ce temps de parole, car d’autres débats suivent : l’ordre du jour de nos travaux est très contraint.
La parole est à Mme la ministre déléguée.
(La prise de parole ci-dessus)
Madame la ministre, je vous prie également de respecter votre temps de parole, notamment par égard pour vos collègues qui prendront part aux débats suivants.
La parole est à Mme Viviane Artigalas. (Applaudissements sur les travées du groupe SER.)
Il y a trois ans, le Président de la République annonçait à Tourcoing son ambition de changer le visage de nos quartiers d’ici à la fin du quinquennat.
Or cette ambition n’a jamais vu le jour, d’abord en raison d’un désengagement manifeste de l’État envers une politique pourtant essentielle pour la cohésion...
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La parole est à Mme la ministre déléguée.
ministre déléguée auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargée de la ville. Madame la sénatrice Viviane Artigalas, j’ai beaucoup de choses à répondre à cela. Il ne m’est donné que deux minutes, mais nous aurons l’occasion de poursuivre nos...
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