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4 janvier 2022 · Sénat · hémicycle Séance
ministre déléguée auprès du ministre de l’intérieur, chargée de la citoyenneté. En matière de politique d’immigration et d’intégration, le budget de l’État fait l’objet chaque année d’un document de politique transversale, qui est adossé au projet de loi de finances. Ce sont dix-neuf programmes, répartis au sein de treize missions du budget général de l’État, qui participent à cette politique, pour un montant global d’environ 6,6 milliards d’euros pour l’année 2021. Cette somme englobe, à la fois, des dépenses engagées directement au titre de la politique publique d’immigration, d’asile et d’intégration des primo-arrivants, les coûts engagés par les forces de sécurité pour lutter contre l’immigration irrégulière, mais aussi les dépenses supportées par les ministères de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche ou des solidarités et de la santé, par exemple au titre de l’aide médicale d’État (AME) – c’est bien normal ! Une approche plus globale suppose de mettre en rapport les coûts et les contributions de l’immigration pour les finances publiques. La dernière étude de l’OCDE, publiée au mois de novembre 2021, indique qu’en moyenne, dans les vingt-cinq pays pour lesquels des données sont disponibles, la contribution des personnes immigrées au cours de la période allant de 2006 à 2018, notamment sous la forme d’impôts ou de cotisations, a été bien supérieure aux dépenses publiques consacrées à leur protection sociale, leur santé ou leur éducation.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à M. Henri Leroy. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
En 2018, la loi Asile et immigration était présentée devant notre hémicycle comme une loi de fermeté. Trois ans après, mes chers collègues, le bilan que nous pouvons en faire est accablant. Madame la ministre, je tiens à partager avec vous trois constats, montrant à quel point la situation est grave. D’abord, vous... Lire ▸
Bravo !
La parole est à Mme la ministre déléguée.
(La prise de parole ci-dessus)
On peut en faire venir 10 millions de plus, alors !
La parole est à M. Henri Leroy, pour la réplique.
Madame la ministre, à quatre mois de la fin de ce quinquennat, il n’y a plus rien à attendre de votre gouvernement. Ce que vous n’avez pas fait en cinq ans, vous ne le ferez jamais, car vous êtes complaisants et laxistes vis-à-vis d’une immigration que vous voyez, à tort, comme une chance pour la France. Sachez,... Lire ▸
La parole est à Mme Catherine Belrhiti. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)