secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée de l’écologie. Monsieur le sénateur Breuiller, l’approvisionnement en eau potable est la première des priorités. Plus d’une centaine de collectivités se sont en effet retrouvées en difficulté cette année. Nous avons confié une mission aux inspections pour faire le retour d’expérience sur la gestion de la crise, afin d’être prêts pour la saison prochaine.
Cette mission formulera des propositions qui seront évoquées avec l’ensemble des parties prenantes, réunies au sein du Comité national de l’eau (CNE). Sur cette base, nous mettrons à jour les procédures. Il s’agira de réviser le guide national sécheresse et de s’assurer de la mise à jour des arrêtés-cadres et du plan Orsec (organisation de la réponse de sécurité civile) « eau ».
J’ai aussi demandé aux préfets d’établir la liste de l’ensemble des collectivités ayant rencontré des difficultés d’approvisionnement et d’accompagner en priorité les plus fragiles pour améliorer leur résilience d’ici à l’été prochain. Cela passe notamment par le développement des interconnexions de réseaux. Le Gouvernement engagera 100 millions d’euros de dépenses supplémentaires pour les agences de l’eau.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
secrétaire d’État. Il faut continuer à travailler à la fois sur l’adaptation et la mobilisation des ressources. Les plans d’adaptation des filières doivent se saisir pleinement de l’enjeu de changement climatique, comme l’a fait la filière viticole. Les chambres régionales d’agriculture réfléchissent à des projets...
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La parole est à M. Daniel Breuiller.
L’eau est un bien commun inaliénable. On a longtemps cru que, en France, son accès était garanti pour tous et pour tous les usages. Toutefois, en 2022, 80 % des départements furent soumis à des obligations de restriction, dès l’hiver pour certains d’entre eux. Les sécheresses inédites et intenses annoncent un...
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La parole est à Mme la secrétaire d’État.
(La prise de parole ci-dessus)
Ce n’est pas grâce à vous !
secrétaire d’État. C’est un enjeu important. Il faudra aussi anticiper davantage les sécheresses.
À l’échelon national, je réunirai prochainement le Comité d’anticipation et de suivi hydrologique (Cash). À l’échelle des territoires, je souhaite que les préfets de département réunissent les comités ressource en eau...
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La parole est à M. Daniel Breuiller, pour la réplique.
D’ici trente ans, le débit moyen des fleuves pourrait diminuer de 30 % à 50 % et les deux tiers de notre pays pourraient connaître des conditions de sécheresses durables. Je ne suis pas certain que nous ayons pris la mesure de ce phénomène. Personne ne pourra dire demain : « On ne savait pas. »
La compréhension...
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