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10 janvier 2023 · Sénat · hémicycle Séance
L’eau est un bien fondamental. Sa gestion quantitative et qualitative occupe une place centrale dans nos politiques publiques, aussi bien localement que nationalement. L’été dernier, l’ensemble de notre pays a été touché par la sécheresse, des restrictions d’usages, plus ou moins sévères, ont été mises en œuvre. Ce fut le cas dans le Finistère. Depuis 2001, la France métropolitaine a perdu 14 % de ses ressources en eau renouvelable par rapport à la période de référence précédente. À la suite des assises de l’eau et après le Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique, il est donc nécessaire d’aller plus vite et plus loin, alors que, nous le savons, le réchauffement climatique intensifiera la durée et l’intensité de ces épisodes. Dans cette volonté d’accélération, rappelons ici que le rôle joué par les élus locaux sera fondamental. Plus généralement, il nous faut parvenir à un consensus sur l’eau en associant toutes les parties prenantes. Cela passera par un effort de démocratisation, d’éducation, mais aussi de communication ciblée et continue sur les usages et leur priorisation. À la fin du mois d’août dernier, lors de la Rencontre des entrepreneurs de France 2022, la Première ministre a abordé la notion de planification écologique de l’eau, dans l’objectif de planifier les actions dont nous avons besoin pour accélérer la transition écologique et atteindre l’objectif de baisse de prélèvements : - 10 % d’ici à 2025, - 25 % d’ici à 2035. Le 29 septembre dernier, dans ce cadre, Agnès Pannier-Runacher, Christophe Béchu, Agnès Firmin Le Bodo et vous-même, madame la secrétaire d’État, avez lancé à Marseille un premier chantier consacré à la gestion de l’eau, laquelle se doit d’être plus résiliente, plus fiable, et ce dans les trois domaines principaux que sont l’industrie, l’agriculture et les usages du quotidien. Pourriez-vous nous préciser la méthodologie retenue et les actions à venir en la matière ?
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

secrétaire d’État. C’est un enjeu important. Il faudra aussi anticiper davantage les sécheresses. À l’échelon national, je réunirai prochainement le Comité d’anticipation et de suivi hydrologique (Cash). À l’échelle des territoires, je souhaite que les préfets de département réunissent les comités ressource en eau... Lire ▸
La parole est à M. Daniel Breuiller, pour la réplique.
D’ici trente ans, le débit moyen des fleuves pourrait diminuer de 30 % à 50 % et les deux tiers de notre pays pourraient connaître des conditions de sécheresses durables. Je ne suis pas certain que nous ayons pris la mesure de ce phénomène. Personne ne pourra dire demain : « On ne savait pas. » La compréhension... Lire ▸
La parole est à Mme Nadège Havet.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme la secrétaire d’État.
secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée de l’écologie. Madame la sénatrice Havet, la politique de l’eau est structurée, organisée et fortement outillée, il est important de le rappeler. Pourtant, durant cette sécheresse historique, nous avons... Lire ▸
La parole est à M. Hervé Gillé.
Je tiens, tout d’abord, à remercier le groupe Les Républicains, à qui nous devons ce débat sur la gestion de l’eau. Monsieur le président, madame le secrétaire d’État, mes chers collègues, je souhaite vous alerter sur une question déterminante qui a l’avantage d’allier les deux sujets préoccupants du moment :... Lire ▸