secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée de l’écologie. Monsieur le sénateur Cadec, j’ai suivi avec beaucoup d’attention les problématiques liées à la sécheresse en Bretagne en 2022. Le préfet des Côtes-d’Armor m’a alertée sur le risque de rupture d’approvisionnement en eau potable.
La sécheresse touche désormais tous les territoires, même ceux qui ne connaissaient pas ces épisodes auparavant. J’y suis particulièrement sensible et, j’y insiste, c’est l’une de mes priorités au sein du Gouvernement.
Cette période de sécheresse a été sérieusement anticipée : le Comité d’anticipation et de suivi hydrologique (Cash) a été réuni dès le mois d’avril dernier et les préfets ont très vite reçu des instructions. Le plafond de dépenses des agences de l’eau a également été rehaussé de 100 millions d’euros, dès le mois de juin. Pour autant, nous avons été collectivement confrontés à la gestion d’une crise hors norme.
Parmi les difficultés rencontrées au cours de cette gestion de crise, nous avons dû faire face à des ruptures d’approvisionnement en eau potable qui ont concerné une centaine de communes rurales. Les impacts économiques ont été difficilement supportables pour certaines filières, notamment l’élevage.
Les écosystèmes ont également souffert de cette situation. Nous avons observé dans les territoires des incompréhensions en matière de gradation des restrictions et des exemptions, ainsi que des difficultés de communication. Nous devons tirer un maximum d’enseignements de cette année historique pour affronter les futurs épisodes de sécheresse, car leur fréquence et leur intensité vont forcément augmenter.
C’est le sens du travail de retour d’expérience que j’ai confié aux inspections générales des différents ministères concernés. Leur rapport, qui comportera notamment des pistes d’amélioration concrète, sera remis ce trimestre.
J’ai aussi demandé aux préfets des communes qui ont connu des ruptures d’engager sans délai l’accompagnement vers une meilleure résilience pour que la situation que nous avons connue l’été dernier ne se renouvelle pas cette année. Nous savons en effet que la situation pluviométrique ne nous permettra peut-être pas de passer la saison estivale sereinement. En tout cas, nous nous efforcerons d’être prêts l’été prochain.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée de l’écologie. Madame la sénatrice Gacquerre, je vous répondrai en deux temps, d’abord, en rappelant le droit en vigueur relatif à ces questions, ensuite, en détaillant les évolutions à envisager.
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(La prise de parole ci-dessus)
En 2021, il pleuvait tous les jours !
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