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10 janvier 2023 · Sénat · hémicycle Séance
ministre déléguée auprès du ministre du travail, du plein emploi et de l’insertion et du ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse, chargée de l’enseignement et de la formation professionnels. Monsieur le sénateur Henno, nous partageons bien sûr pleinement votre conviction et vos préoccupations concernant l’attractivité du métier d’enseignant, la juste reconnaissance de leur engagement et de leur place au sein de notre système éducatif. Un point ne fait plus débat : si on la compare avec celle d’autres pays à l’échelle internationale, voire avec celle du reste de la fonction publique en France, la rémunération de nos enseignants est peu conforme à leur niveau de diplôme, d’engagement et de responsabilité. C’est pourquoi le Président de la République s’était engagé, au cours de sa campagne électorale, à poursuivre la revalorisation engagée dans le cadre du Grenelle et à augmenter la rémunération des enseignants « d’environ 10 % par rapport au statu quo ante pour nos enseignants et là, de manière totalement inconditionnelle », engagement qu’il a réitéré devant tous les cadres de l’éducation nationale lors de la grande réunion de rentrée du 25 août 2022 à la Sorbonne. C’est ce que nous appelons souvent dans nos échanges, parfois un peu techniques, le « socle » de la revalorisation. À ce même socle viendra s’ajouter un pacte avec les enseignants qui s’engageront à réaliser des missions supplémentaires et à effectuer de nouvelles tâches rémunérées. Cette rémunération supplémentaire pourra représenter une augmentation de 20 %. Ces deux volets sont indissociables, car notre objectif est double : revaloriser nos professeurs, mais aussi transformer notre école en nous appuyant sur le pacte. Il s’agit de mieux reconnaître des missions, dont certaines sont déjà effectuées par nos enseignants, et d’en encourager de nouvelles. Cette hausse et ces différentes mesures seront mises en œuvre à partir du mois de septembre 2023. Nous sommes actuellement en concertation avec les partenaires sociaux.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Le Smic, au 2 décembre 2022, s’élevait à 1 329,05 euros. C’est très compliqué de vivre avec un tel salaire. Il est de votre responsabilité de faire appliquer la loi, madame la ministre, notamment l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, ce qui est loin d’être le cas. Cela permettrait pourtant d’accroître... Lire ▸
La parole est à M. Olivier Henno.
Madame la ministre, j’aborderai une question qui me tient particulièrement à cœur et qui devrait être, à mon sens, une priorité nationale : la revalorisation du salaire des professeurs et des enseignants. Je rappellerai d’ailleurs opportunément que le Président de la République, durant sa campagne électorale,... Lire ▸
La parole est à Mme la ministre déléguée.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. Olivier Henno, pour la réplique.
Je vous remercie de votre réponse, madame la ministre. C’est bien l’État qui décide de la hausse des salaires des enseignants, contrairement à d’autres professions. Avec ma question, je tenais à insister sur l’urgence de revaloriser le salaire de celles et ceux qui exercent ce beau métier.
La parole est à M. Christian Bilhac. (Applaudissements sur les travées du groupe RDSE.)
Madame la ministre, le 1er juin 1968, les accords de Grenelle entérinaient une augmentation de 10 % des salaires des Français et une hausse du Smig (salaire minimum interprofessionnel garanti) de 35 % à Paris et 38 % en province. Vous l’avez dit, c’est de l’histoire ; les temps ont changé, et les salariés s’en sont... Lire ▸