ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire. Madame la sénatrice, merci de porter la voix des élus de montagne.
Voilà trente ans que le loup est réapparu. Je ne saurais dire combien de Premiers ministres, de Présidents de la République et de ministres de l’agriculture se sont succédé depuis lors, mais, en tout cas, c’est la première fois que l’on se préoccupe du pastoralisme, un sujet loin d’être mineur.
La population des loups augmente : nous aurions dû réfléchir à cette question depuis le début, parce que cela fait bien longtemps que les départements concernés, que vous connaissez bien madame la sénatrice, reconnaissent qu’ils ne savent plus comment faire face. (Mme Dominique Estrosi Sassone le confirme.)
Tout est parti d’un certain nombre d’ambiguïtés ou d’incompréhensions à la fois sur le système de comptage des loups, sur les attendus qui étaient les nôtres, ou encore la place du loup dans nos territoires.
Vous avez évoqué le statut de l’animal. Nous devons dire, avec raison, sans démagogie – ce n’est pas mon genre, vous le savez –, que le loup est une espèce remarquable, un symbole de la biodiversité, mais qu’il convient de le gérer différemment, et donc de faire évoluer son statut, en raison de l’évolution dynamique de sa population que, si nous ne faisons rien, nous ne saurons pas enrayer. Une régulation est donc nécessaire.
J’ajoute qu’il est aujourd’hui temps, en France, dans tous les territoires, d’arrêter de décider contre les gens !
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Monsieur le ministre, chaque jour, les élus des territoires de montagne font face aux inquiétudes et à la détresse des éleveurs dont les troupeaux ont été attaqués par le loup. Ces attaques se multiplient, comme l’attestent les chiffres présentés chaque année au groupe national Loup. Le coût des indemnisations...
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Il faut conclure, ma chère collègue !
Ces actions et ces indemnisations ont un coût. Pouvez-vous nous préciser, monsieur le ministre, quel sera le financement de la mise en œuvre des actions concrètes de protection ?
La parole est à M. le ministre.
(La prise de parole ci-dessus)
Tout à fait !
ministre. Il faut que les mesures soient acceptables pour les habitants, lesquels ne doivent pas avoir le sentiment d’en revenir au combat qui a été, pendant des millénaires, celui des éleveurs. Nous devons être vigilants sur ce point et trouver le bon équilibre. C’est tout le sens du plan Loup.
La recherche...
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Il faut conclure, monsieur le ministre ! Un autre débat est prévu à la suite de celui-ci. Chacun doit respecter le temps qui lui est imparti.
ministre. La passion m’emporte, mais je serai plus concis la prochaine fois…