ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire. Madame la sénatrice, votre région est, d’une certaine façon, un front de colonisation – je le dis sous le contrôle du président Longeot. Des élevages qui n’étaient pas du tout concernés par cette problématique sont désormais touchés. C’est pourquoi nous avons soulevé dans le plan Loup la question de la non-protégeabilité de certains espaces.
Je me suis rendu récemment chez un éleveur du Doubs dont le troupeau avait été victime d’une attaque dans la nuit : avec des parcelles de 1 000 ou 2 000 mètres carrés, parce que l’usage est de faire des lots, il m’apparaissait évident que ni la présence de patous ni l’installation de clôtures ne pourraient protéger ces espaces, sauf à arracher des haies, ce qui serait original et iconoclaste. Il convient, à mon sens, de mettre fin à ce genre de pratiques, qui sont susceptibles d’agacer, et de tenir compte du parcellaire. (M. Guillaume Gontard proteste.)
C’est la réalité, monsieur Gontard ! Il faut décrire la réalité telle qu’elle est, sinon on crée de la désespérance ! Lorsque les parcelles font 1 500 mètres carrés et sont entourées de haies, il faut expliquer comment on peut installer des clôtures pour empêcher les loups de passer. (Marques d’approbation sur les travées du groupe UC.)
Une circulaire est en cours d’élaboration. Je ne suis pas sûr que l’on puisse circonscrire de grandes zones, mais il faut que l’on définisse des types d’élevage et de structures agricoles qu’il n’est pas possible de protéger, car telle est la réalité – M. Patriat le sait – de la Bourgogne-Franche-Comté et de bien d’autres territoires.
Dans les fronts de colonisation, c’est un sujet très important. Nous y travaillons : la circulaire devrait être prête dans les semaines qui viennent.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire. Monsieur le sénateur, j’ai déjà répondu sur un certain de nombre de points, mais votre question me donne l’occasion d’approfondir ma réponse.
Il est vrai que vous êtes élu d’un département où l’on observe la présence de plusieurs grands prédateurs, même...
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La parole est à Mme Sylvie Vermeillet.
Tout d’abord, permettez-moi de remercier nos collègues du groupe Les Républicains d’avoir choisi de consacrer ce débat à la question du loup et de sa cohabitation avec l’élevage français.
Sénatrice du Jura, présidente de comité de massif, j’associe à ma question mon collègue du Doubs, Jean-François Longeot.
Nous...
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La parole est à M. le ministre.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme Sylvie Vermeillet, pour la réplique.
Merci, monsieur le ministre, pour votre lucidité à ce sujet.
Je tiens particulièrement à appeler votre attention sur l’indemnisation des éleveurs. Il importe de prendre en compte la valeur génétique des animaux, ainsi que l’évacuation des carcasses des animaux victimes de prédation, enjeu qui s’ajoute au...
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La parole est à M. Guillaume Gontard.
Monsieur le ministre, il est frustrant de ne disposer que de deux minutes pour ce débat qui est certes passionnant,…