Le dernier plan Loup, œuvre de Nicolas Hulot, semble avoir plutôt bien fonctionné : il a favorisé l’indispensable cohabitation entre le loup et les activités humaines et a surtout permis de redynamiser l’élevage ovin et le pastoralisme. Pourquoi ne pas en avoir dressé le bilan ?
Essayons tout de même. Selon la Mutualité sociale agricole (MSA), le secteur ovin est l’un des secteurs agricoles où le renouvellement des exploitations est le plus important : de l’ordre de 90 %, alors qu’il n’est que de 50 % pour l’élevage bovin – il atteint parfois 150 % dans certains territoires. Les départements où l’élevage ovin diminue, – la Haute-Vienne, l’Allier, le Lot – ne sont d’ailleurs pas ceux où la présence du loup est importante.
En proposant un plan Loup axé sur la seule facilitation des tirs, vous avez donc réussi l’exploit, monsieur le ministre, de réunir contre vous les éleveurs et les associations environnementales ! (Nouvelles protestations sur les travées du groupe Les Républicains.)
Certes, le retour de ce prédateur constitue une contrainte réelle pour les éleveurs, mais ils y font résolument face. Plutôt que de vous battre à Bruxelles pour un – inutile ! – déclassement du statut de protection du loup,…
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Monsieur le ministre, il est frustrant de ne disposer que de deux minutes pour ce débat qui est certes passionnant,…
Et passionné ! (Sourires.)
… mais dont les termes sont mal posés : plus de 50 % de la viande ovine consommée en France est importée. Hasard du calendrier, nous venons d’adopter une proposition de résolution relative au projet d’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur. Les mêmes élus qui soutiennent le libre-échange nous...
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C’est faux !
(La prise de parole ci-dessus)
Ce n’est pas inutile !
… qui ne changera d’ailleurs rien, vous feriez mieux de vous mobiliser contre les traités de libre-échange et pour une refonte de l’incohérent mode de calcul des surfaces pastorales éligibles à la PAC. Nos éleveurs attendent des réponses concrètes et un accompagnement, notamment pour les frais et les contraintes...
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Qui fait de la démagogie ?
Reposons les termes de ce débat, monsieur le ministre : comment comptez-vous garantir réellement l’avenir du pastoralisme ?