Au pays des Lumières, où la laïcité est seule reine, changer de religion à de multiples reprises ne changera rien…
Pour réussir à réconcilier le pays, il va falloir l’écouter et entendre ce qu’il nous a dit lorsque le Président de la République a mis en œuvre sa « dissolution d’amertume » en juin dernier. Quel est l’intérêt de redonner la parole au peuple si c’est pour ne tirer aucune conséquence politique quand ce dernier s’est massivement exprimé ?
Il est clair que, par cette nomination, le Président de la République préfère la coalition à la cohabitation. À tous ceux qui nous disent que la personnalité du nouveau Premier ministre, conjuguée aux conditions pour le moins baroques de sa nomination, garantira une cohabitation, je tiens à rappeler un principe simple : la cohabitation, c’est lorsque le parti du Président de la République est dans l’opposition. Tout le reste n’est que littérature…
En dépit de ce nouveau coup de force d’un macronisme finissant, le gouvernement sur le point d’être nommé sera presque celui de la dernière chance pour Emmanuel Macron. Le président qui se voyait en maître des horloges devrait entendre le compte à rebours qui est désormais lancé, car, au-delà des dégâts inhérents de la politique promue par Emmanuel Macron, ce qui est désormais en cause, ce sont les dégâts que sa conduite entraîne.
Nous arrivons à un moment où sa manière d’exercer le pouvoir représente un coût astronomique pour les Français. Depuis plusieurs mois, nous vivons sur la scène politique nationale dans un état de sidération, mais nous ressentons en outre un sentiment d’humiliation et de colère profonde lorsque nous voyons notre pays s’effacer sur la scène internationale.
Nous sommes peut-être encore en assez bonne forme pour faire des photos en marge de l’inauguration de Notre-Dame de Paris, mais nous n’avons plus la capacité de peser sur les décisions du monde : en Ukraine, au Moyen-Orient ou encore en Indo-Pacifique, sur tous ces théâtres internationaux, c’est sans nous que se nouent les accords et les désaccords.
À cet égard, il est éclairant de se pencher sur la validation par Mme von der Leyen du traité avec le Mercosur, car je tiens à souligner certaines évidences qui semblent échapper à tous ceux qui imputent ce passage en force à la chute du gouvernement Barnier.
Je rappelle en effet qu’Emmanuel Macron avait publiquement soutenu le renouvellement du mandat de la présidente de la Commission européenne et que le groupe macroniste Renew Europe, présidé par Valérie Hayer, avait voté à l’unanimité dans le même sens, de même d’ailleurs que le parti populaire européen (PPE), auquel appartiennent les députés européens Les Républicains, menés par François-Xavier Bellamy !
Le discrédit qui en découle est aussi important pour la France que pour ces groupes politiques, qui se sont révélés incapables d’infléchir la décision forcenée de leur propre présidente…
Je le dis donc avec gravité et solennité, le prochain gouvernement devra changer de méthode de travail par rapport au gouvernement censuré, sans quoi les mêmes causes produiront les mêmes effets.
À ce titre, je tiens à dire publiquement que le groupe socialiste n’a pas goûté la salve d’amendements visant à supprimer plusieurs mesures emblématiques adoptées par la Haute Assemblée durant l’examen du budget.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
C’est une belle référence !
Le nouveau Premier ministre, François Bayrou, qui se voit volontiers comme un Henri IV moderne, a la lourde tâche de réconcilier entre eux les Français, mais, attention, n’est pas le Vert-Galant qui veut !
rapporteur général de la commission des finances. Il cherche la poule au pot…
Attention à Ravaillac ! (Sourires sur les travées du groupe Les Républicains.)
(La prise de parole ci-dessus)
Absolument !
En moins de deux heures, vous avez, messieurs les ministres, rayé d’un trait de plume des mesures pourtant adoptées par le Sénat, telles que la hausse de la flat tax, de l’exit tax ou de la taxe dite Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft). En tout, ce ne sont pas moins de 27 secondes délibérations qui...
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Honteux !
… à la suite d’un conclave de la commission des finances.