Après cinquante jours de gouvernement démissionnaire, il confie le pouvoir à un Premier ministre issu d’un parti plafonnant à 5 % aux élections législatives, rendant inéluctable, par cette offense au suffrage universel, la censure de Michel Barnier.
Le budget présenté pour 2025 était un budget de continuation du macronisme, aménagé un peu en bien, mais surtout en mal. La censure par l’Assemblée nationale, seule réponse possible au 49.3, était un acte politique fort et nécessaire, et notre force politique l’assume.
Ce projet de loi spéciale aurait pu être présenté dans le cadre d’une nouvelle séquence où le Président de la République aurait enfin tenu compte du dernier scrutin, en nommant une ou un Premier ministre issu de la force arrivée en tête aux élections législatives, pour ensuite, au Parlement, avancer texte par texte.
Malheureusement, Emmanuel Macron, conseillé par ses mentors de la finance, s’est enfermé dans ses certitudes ultralibérales. Il a choisi de continuer vaille que vaille, sans rien changer, en foulant aux pieds les bulletins de vote, consacrant le coup de force démocratique enclenché le 9 juin dernier.
Il faut changer de logiciel, il faut ouvrir en grand les vannes de la démocratie, construire une loi de finances pour 2025, avec et pour les citoyennes et les citoyens !
Cette loi, il faut la mettre en débat partout, dans les métropoles comme dans les bourgs et les villages, sur les lieux de travail, avec les organisations professionnelles et avec les 250 000 salariés dont les emplois sont menacés.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Absolument !
Cela faisait longtemps…
Sa décision de dissoudre en juin dernier, quitte à installer l’extrême droite au pouvoir, puis, après que le score de la gauche réunie dans le Nouveau Front populaire l’a surpris, son refus de tenir compte du vote des électeurs, c’est-à-dire de la forte volonté de changement politique qui s’est exprimée : tout cela...
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Exactement !
(La prise de parole ci-dessus)
Les soviets !
Cette loi ne pourra en aucun cas être un copier-coller du texte qui fut présenté par Michel Barnier.
Très bien !
Nous n’allons pas reprendre nos travaux comme si de rien n’était !