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7 janvier 2026 · Sénat · hémicycle Séance
Ma question s’adresse à M. le ministre de la ville et du logement. En juillet 2017, le Président de la République affirmait sa volonté de ne plus voir personne vivre à la rue. Nous sommes en 2026. Non seulement cette promesse n’a pas été tenue, mais nous avons franchi un seuil inacceptable : ce sont désormais des enfants qui dorment dehors. Les températures descendent à –10 et même à –12 degrés dans plusieurs départements. Le froid est là, le vrai : celui qui ne prévient pas, celui qui tue. Sur le terrain, les associations tiennent au prix de l’épuisement. Elles maraudent la nuit, ouvrent des lieux en urgence et protègent des familles entières, mais elles alertent depuis des semaines : le système est saturé, les moyens ne suivent plus. À leurs côtés, les élus locaux prennent leurs responsabilités. Des maires ouvrent des gymnases, mobilisent des bâtiments municipaux et activent leurs services sociaux. Ils agissent dans l’urgence, souvent seuls, sans visibilité durable quant à l’accompagnement de l’État. Pendant ce temps, le 115 est saturé. Des milliers d’appels restent sans réponse. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 350 000 personnes sont sans domicile en France ; chaque nuit, des milliers de personnes dorment dehors, dont 2 000 à 3 000 enfants, selon les dernières estimations ; et, dans le même temps, 2,3 millions de logements sont vacants. Monsieur le ministre, le plan Grand froid est activé ici ou là, mais ce n’est pas une politique : on se contente d’une gestion de crise répétée, hiver après hiver. On improvise quand le froid arrive, on referme les lieux d’hébergement créés quand il repart, et on laisse associations et collectivités absorber le choc. Comment l’État entend-il soutenir immédiatement et durablement les associations ? Comment l’État va-t-il soutenir immédiatement et durablement les élus locaux, aujourd’hui en première ligne pour protéger celles et ceux que la République laisse dehors ? Quand l’État assumera-t-il pleinement sa responsabilité, en mobilisant réellement tous les leviers disponibles, y compris les logements vacants, pour garantir un hébergement, en priorité pour les femmes et les enfants ? On ne peut pas parler de dignité humaine le jour et laisser mourir de froid la nuit. (Applaudissements sur les travées du groupe RDSE et sur des travées des groupes SER, GEST et UC. – M. Jean-Pierre Corbisez applaudit également.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Monsieur le Premier ministre, mesdames, messieurs les ministres, mes chers collègues, permettez-moi avant tout d’adresser à chacune et chacun d’entre vous mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Mes chers collègues, nous nous retrouverons pour la traditionnelle cérémonie des vœux le 13 janvier prochain, à... Lire ▸
Monsieur le Premier ministre, mesdames, messieurs les ministres, mes chers collègues, nous avons malheureusement commencé l’année avec une bien triste nouvelle. (Mmes et MM. les sénateurs, ainsi que M. le Premier ministre, Mmes et MM. les membres du Gouvernement, se lèvent.) Dans la nuit du 1er janvier dernier, un... Lire ▸
L’ordre du jour appelle les réponses à des questions d’actualité au Gouvernement. Je vous rappelle que la séance est retransmise en direct sur Public Sénat et sur notre site internet. Chacun sera attentif au respect des uns et des autres, ainsi qu’au respect du temps de parole. plan grand froid (i)
La parole est à M. Ahmed Laouedj, pour le groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen. (Applaudissements sur des travées du groupe RDSE.)
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le ministre de la ville et du logement.
ministre de la ville et du logement. Monsieur le sénateur, je vous remercie de votre question, qui me donne l’occasion de saluer le travail immense de toutes celles et de tous ceux qui concourent à la mise à l’abri d’un certain nombre de personnes aujourd’hui menacées par le terrible froid qui frappe notre... Lire ▸
La parole est à Vayssouze-Faure, pour le groupe Socialiste, Écologiste et Républicain. (Applaudissements sur des travées du groupe SER.)
Monsieur le ministre, samedi dernier, le monde a assisté à la première étape d’un coup d’État. Donald Trump a déclenché un raid militaire sur le sol d’un pays souverain, le Venezuela, dont il a enlevé le dirigeant avant d’appeler à la mise en place d’un régime conforme aux intérêts des États-Unis et à son... Lire ▸