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7 janvier 2026 · Sénat · hémicycle Séance
Contenus illicites générés par l’intelligence artificielle (IA) Grock et diffusés sur la plateforme X, tentatives d’ingérence, désinformation et déshumanisation… les réseaux sociaux n’ont plus rien de social. Ils sont devenus, et notamment pour les plus jeunes, un fléau. Une large partie de la population souhaite une meilleure protection de nos enfants. Un projet de loi va être présenté en Conseil d’État. Pourriez-vous nous en présenter les contours et le calendrier, monsieur le ministre ? Au cours des débats sur ce texte, nous devrons nous intéresser aux liens ténus qui existent entre l’usage de ces réseaux, les types de terminaux permettant d’y accéder et le temps d’exposition aux écrans. Les chiffres en la matière sont alarmants. À ce propos, le Parlement œuvre déjà. De nombreux travaux ont été menés ; je pense notamment à ceux du président Claude Malhuret concernant TikTok. Beaucoup d’initiatives ont vu le jour, de la loi du 24 juin 2020 visant à lutter contre les contenus haineux sur internet, dite loi Avia, à la proposition de loi de notre collègue Catherine Morin-Desailly. Certaines – je pense, par exemple, à la récente démarche de mon collègue Martin Lévrier – visent même à interdire la vente de smartphones aux moins de 15 ans. Pour une large partie de la littérature scientifique, les réseaux sociaux sont identifiés comme un risque majeur pour la jeunesse : dépression, fragmentation de l’attention, dépendance, isolement. La problématique des algorithmes, de leurs biais et de leur manipulation sera centrale ; la commission Bronner l’a aussi mise en évidence. Au-delà du dispositif légal renforcé, c’est la question de l’effectivité de sa mise en œuvre qui se posera : « En tant que familles, personnels éducatifs, élus, quelle régulation efficace de ces systèmes rendus profondément addictifs ? » Il s’agit à nos yeux d’un enjeu politique, éducatif et sanitaire majeur. C’est aussi une question de souveraineté, dans un contexte géopolitique de grande instabilité. Je dirais : « La France numérique, tu la respectes ou tu la quittes ! » Ce débat sera aussi l’occasion de rappeler à certaines personnalités, dont Elon Musk, qu’elles n’ont ici aucune légitimité démocratique et que leurs saillies trompeuses sur nos États souverains n’impressionnent personne. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI, ainsi que sur des travées du groupe UC.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Ce n’est vraiment pas au niveau !
La parole est à M. Cédric Perrin, pour la réplique.
Monsieur le ministre, n’y voyez rien de personnel, mais, sur un sujet aussi grave et historique, j’attendais une réponse du Premier ministre. (Applaudissements sur les travées des groupes Les Républicains et UC, ainsi que sur des travées des groupes RDSE et SER.) Le temps nous est compté. Monsieur le Premier... Lire ▸
La parole est à Mme Nadège Havet, pour le groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique.
ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique. Madame la sénatrice Nadège Havet, je vous remercie de votre question, qui me permet de rappeler trois statistiques très simples. D’abord, nos adolescents passent en moyenne quatre heures par jour au moins sur les... Lire ▸
Et les adultes ?
ministre. Ensuite, l’âge moyen d’inscription sur des réseaux sociaux est de 8 ans et demi. Enfin, deux tiers des adolescents et des jeunes enfants de 7 ans à 10 ans ont un compte sur les réseaux sociaux.