ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et de l’attractivité. Monsieur le sénateur Cadic, nous avons déjà échangé par le passé sur de nombreux sujets. La France suit de très près la situation au Venezuela, dans le cadre des Nations unies, car nous devons agir d’abord au sein de cette instance, en tant que défenseurs du multilatéralisme.
Le Président de la République, le Premier ministre et le ministre de l’Europe et des affaires étrangères ont rappelé la position de la France : nous sommes prêts à accompagner la transition démocratique.
La France n’a d’ailleurs jamais reconnu la soi-disant élection de M. Nicolas Maduro, dont les résultats n’ont pas été publiés. En revanche, nous avons pris acte de l’élection du président González Urrutia avec près de 70 % des voix. Telle est la réalité.
C’est dans ce cadre, et avec l’espoir que représentent le président González Urrutia ou d’autres personnalités – vous avez évoqué Mme Machado –, que nous soutiendrons, par toutes les initiatives possibles, la transition démocratique, afin que le peuple vénézuélien recouvre pleinement sa liberté par lui-même. Il ne s’agit pas d’imposer un régime de l’extérieur : je ne peux pas être plus clair.
Sur la question des sanctions, je vous rappelle que soixante-neuf personnalités vénézuéliennes, dont l’essentiel des membres du Gouvernement, notamment le ministre de l’intérieur, ainsi que M. Maduro et son épouse, sont sous sanctions en France. Leurs avoirs sont gelés.
Bien qu’il y ait peu d’autres actifs, nous avons ajouté quinze noms à cette liste l’an dernier. Il s’agit là d’une position strictement française ; d’autres pays ne le font pas. Nous resterons extrêmement vigilants en la matière.
Enfin, la nature des autres sanctions qui pourraient être décidées pour accompagner cette volonté de transition démocratique dépendra des discussions au niveau de l’Union européenne et des Nations unies, il ne m’appartient pas de m’avancer sur ce sujet.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Je vous remercie de votre réponse. Au nom des Calédoniens qui souffrent depuis plusieurs années, je souhaite que nous profitions des débats budgétaires pour nous concentrer sur la relance économique et sur la reconstruction du pays. C’est ce qu’attendent notre jeunesse et nos entreprises.
Voilà quatre ans que nous...
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La parole est à M. Olivier Cadic, pour le groupe Union Centriste. (Applaudissements sur les travées du groupe UC.)
Monsieur le ministre, l’arrestation de Nicolas Maduro par les États-Unis confirme ce que la commission d’enquête du Sénat a souligné en 2024 : le Venezuela est un narco-État, où le sommet du pouvoir est directement impliqué dans le trafic de cocaïne vers les Antilles et le territoire français.
Dès le 31 octobre...
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La parole est à M. le ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l’attractivité.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. Olivier Cadic, pour la réplique.
Je vous remercie de votre réponse, monsieur le ministre. Nous attendions effectivement de savoir si ces personnalités seraient poursuivies.
J’ai cru lire dans un grand hebdomadaire parisien que les enfants de l’ancien président du Venezuela dépensaient leur argent en France, tout comme la famille Chavez. Je...
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Nous en avons terminé avec les questions d’actualité au Gouvernement.
Mes chers collègues, nous allons maintenant interrompre nos travaux quelques instants.
La séance est suspendue.
(La séance, suspendue à seize heures vingt-cinq, est reprise à seize heures trente-cinq, sous la présidence de M. Loïc Hervé.)
La séance est reprise.