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« Monsieur le secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, mes chers collègues, c’est pour moi un insigne honneur de m’adresser à notre assemblée tout entière réunie en ce premier jour de sa première session, alors qu’elle vient de recevoir l’onction du suffrage universel.Permettez-moi tout d’abord de souhaiter la bienvenue à tous ceux, beaucoup plus nombreux qu’à l’ordinaire, qui n’ont jamais siégé dans notre hémicycle. Que tous, anciens comme nouveaux, contribuent avec succès à notre travail commun, dans le respect des opinions de chacun !J’ai aussi la faiblesse de penser qu’à travers vos éminentes personnes mes modestes propos atteindront ceux qui ont fait le choix de nous élire au nom de la nation souveraine qu’ils incarnent et que nous avons désormais la lourde responsabilité de représenter.C’est ici, à l’Assemblée nationale, que, depuis 228 ans, se décident le présent et l’avenir de la France. Sont sortis de cette assemblée la première Constitution française rédigée au Jeu de Paume, la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, l’abolition des droits féodaux, la liberté de la presse, le drapeau tricolore, le suffrage universel, l’instruction nationale, l’unification de la langue française, l’abolition de l’esclavage, la liberté des cultes et l’abolition de la peine de mort : autant de sujets majeurs et fondateurs de notre pacte républicain, qui ont donné lieu à des joutes verbales extraordinaires et à des lois fondamentales dont l’Histoire retient le précieux écho.Nous sommes tous les héritiers de ces actes fondateurs. Nous devons affirmer notre ident … »
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Assemblée nationale
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