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Marine Tondelier

138,917 followers 14,271 following 30,482 tweets on X 24,383 archived Hénin Beaumont, France joined 2009-12-07

Candidate à l’élection présidentielle 🟢 Secrétaire nationale d'@eelv 🌻 https://t.co/f3FMENHYqL Élue #HautsdeFrance 💪 Team #BassinMinier ⛏️🔴🟡 #RCLens

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2026-09-02description Secrétaire nationale d'@eelv 🌻 | Notre mouvement : https://t.co/f3FMENHYqL l Élue #HautsdeFrance 💪 | Team #BassinMinier ⛏️🔴🟡 #RCLensCandidate à l’élection présidentielle 🟢 Secrétaire nationale d'@eelv 🌻 https://t.co/f3FMENHYqL Élue #HautsdeFrance 💪 Team #BassinMinier ⛏️🔴🟡 #RCLens

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2026-10-16 18:38 reply

Nous combinerons tout ça avec une vraie politique de mobilité du quotidien (TER dignes de ce nom, trams, bus, pistes cyclables et système de vélos en libre service, etc.), qui permette à un maximum de personnes d'avoir accès à des alternatives à la voiture. https://t.co/ZUAvhpq9cC

2026-10-16 18:37 reply

Nous avons la conviction que la voiture du futur sera petite, électrique, abordable, réparable et évidemment fabriquée en France. https://t.co/ejbjCgfjL0

2026-10-16 18:37 reply

Nous ne pensons pas que des voitures toujours plus chères et volumineuses soient une perspective d'avenir, pour la planète comme pour la filière auto. Par ailleurs, de moins en moins de Français·es ont les moyens de se les payer… https://t.co/0679aw7mHZ

2026-10-16 18:37 reply

Nous nous battons aussi contre les délocalisations et certaines stratégies de l'industrie automobile, et donc pour que ces véhicules soient assemblés EN FRANCE (la R5 l’est à Douai par exemple) et soient composés au maximum d’équipements eux-mêmes produits en France. https://t.co/8KEZSONkHv

2026-10-16 18:37 reply

Ensemble, nous militons pour une voiture électrique accessible aux plus modestes, afin de leur permettre d’économiser le prix du carburant et donc de protéger leur pouvoir d'achat. https://t.co/ciXomBIJf9

2026-10-16 18:37 original

Vous vous demandez peut-être ce qu'une écologiste faisait hier au Salon de l'Auto... J'y étais d'abord pour rencontrer les syndicalistes de la filière, CGT et CFDT, et les associations environnementalistes. 🧶⤵️ https://t.co/GtK5LU6azW

2026-10-16 17:48 original no longer on X

Vous vous demandez peut-être ce qu'une écologiste faisait hier au Salon de l'Auto... J'y étais d'abord pour rencontrer les syndicalistes de la filière, CGT et CFDT, et les associations environnementalistes. Ensemble, nous militons pour une voiture électrique accessible aux plus modestes, afin de leur permettre d’économiser le prix du carburant et donc de protéger leur pouvoir d'achat. Nous nous battons aussi contre les délocalisations et certaines stratégies de l'industrie automobile, et donc pour que ces véhicules soient assemblés EN FRANCE (la R5 l’est à Douai par exemple) et soient composés au maximum d’équipements eux-mêmes produits en France. Nous ne pensons pas que des voitures toujours plus chères et volumineuses soient une perspective d'avenir, pour la planète comme pour la filière auto. Par ailleurs, de moins en moins de Français ont les moyens de se les payer… Nous avons la conviction que la voiture du futur sera petite, électrique, abordable, réparable et évidemment fabriquée en France. Nous combinerons tout ça avec une vraie politique de mobilité du quotidien (TER dignes de ce nom, trams, bus, pistes cyclables et système de vélos en libre service, etc.), qui permette à un maximum de personnes d'avoir accès à des alternatives à la voiture. Mais pour toutes celles qui n'ont pas le choix, comme c'est mon cas dans le Pas-de-Calais, la voiture électrique doit devenir abordable. Mais ce n'est pas avec 50 000 véhicules électriques en leasing social par an que nous sortirons de notre surendettement climatique. C'est un premier pas, mais c’est une solution de court-terme qui ne dure que 3 ans, au terme desquels malgré les loyers payés chaque mois par les particuliers et l’aide de l’État, ni l’un ni l’autre ne sont propriétaires…. Nous sommes plus ambitieux. Sur le modèle du logement et des HLM, nous créerons un parc social d’un million de voitures électriques que l'État achètera puis louera lui-même à bas prix ! Plutôt qu’un système de contrats privés, nous ferons en sorte que se constitue un patrimoine public au service de celles et ceux qui en ont besoin !

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2026-10-15 22:36 repost

RT @BFMTV: "Encore faut-il que tout le monde en ait envie et soit capable de se dépasser pour quelque chose de plus grand que soi et pour u…

2026-10-15 22:35 repost

RT @BFMTV: "Beaucoup d'heures de sommeil en retard" mais "extrêmement déterminée": Marine Tondelier, candidate Les Écologistes à l'élection…

2026-10-15 22:35 repost

RT @BFMTV: Marine Tondelier veut "mettre en place un vrai service public du post-partum" #BFM2 https://t.co/dPbMrx7Uw2

2026-10-15 22:35 repost

RT @BFMTV: La candidate à l'élection présidentielle Marine Tondelier à bord de la 2CV électrique de Citroën au Mondial de l'Auto #BFM2 htt…

2026-10-15 20:01 original

Aujourd’hui, c’est la journée mondiale du deuil périnatal. C’est un sujet encore TABOU, alors qu’il concernera 1 femme sur 3 dans sa vie. Et comme on n’en parle jamais, on se sent très seule quand ça nous tombe dessus. Cela concerne les fausses couches, précoces ou tardives : il n’y a pas de seuil à partir duquel la douleur ou le deuil deviennent légitimes. Et cela a été mon cas. Deux fois. On parle d’ailleurs de fausses couches, alors que ces drames sont bien réels : on devrait parler d'interruptions spontanées de grossesse. Mais cette expression est beaucoup moins connue, alors on fait avec l’autre, même si elle nous fait mal.   Le deuil périnatal concerne aussi les interruptions médicales de grossesse (IMG). La mort d’un bébé in utero. Ou encore le décès d’un bébé à la naissance ou peu après (beaucoup de Françaises et de Français ne l'ont pas en tête mais cela se produit plus de 7000 fois par an). Alors vous pouvez compter sur nous pour changer les mentalités sur ce sujet. Nous voulons un parcours médical et psychologique continu pour les victimes sur tout le territoire. L’accès facilité à des psychologues formé·es au deuil périnatal doit être une priorité. Nous créerons une plateforme nationale d’information sur les arrêts spontanés de grossesse et le deuil périnatal, pour que tout le monde puisse entre autres connaître ses droits. Et parce que l’information doit commencer dès l’école, nous voulons que dès les cours de SVT, on enseigne aux enfants qu’une grossesse n’aboutit pas systématiquement à une naissance, et que des arrêts spontanés peuvent survenir naturellement. Le but n’est pas de banaliser la perte mais de mieux préparer et informer, pour in fine réduire la culpabilité. Ces quelques mesures font partie du livret thématique sur la santé reproductive et sexuelle que nous avons sorti juste avant mon accouchement. Je suis fière d’être la candidate d’un parti qui a décidé de mener un vrai travail de fond sur ce sujet qui concerne tant de femmes. D’un parti dont une députée (@MC_Garin) a porté à l'Assemblée la création d'un "congé fausse couche" pour les femmes qui en subissent. Et je compte bien continuer de mettre ce sujet à l’agenda de la campagne. Qui sait, peut-être que ça incitera d’autres candidat·es à en parler ? En attendant, si vous êtes malheureusement concernée en ce moment, voici quelques contacts utiles que j’emprunte à Nous Toutes. Association Naître et Vivre, pour les parents ayant perdu un·e enfant (pendant la grossesse et jusqu’à l’âge de 3 ans) : 01 47 23 05 08 / contact@naitre-et-vivre.org Association SPAMA, pour les parents confronté·es à la fin de vie de leur "tout-petit" et à la traversée du deuil périnatal : 07 87 85 37 81 / contact@association-spama.com Et courage à vous. Vous n’avez pas à garder le silence. Vous n’avez pas à avoir honte. Vous n’avez pas à vous sentir coupable. J’ai lu beaucoup de publications toute la journée de femmes et de parents qui témoignent courageusement de leur histoire. Je voulais dire à celles et ceux qui ont traversé cette épreuve qu’elles et ils ne sont pas seul•es.

2026-10-15 12:10 original

Chaque euro non investi aujourd’hui dans l’adaptation pourrait nous en coûter au moins 5 demain. L’écologie, ce n’est pas une menace pour notre économie ou notre pouvoir d’achat. C’est au contraire le moyen de reprendre le contrôle. https://t.co/7YIQX2LSke

2026-10-15 11:48 original

Je veux porter l’écologie dans cette campagne. Je veux tenir l’extrême droite à l’écart du pouvoir. Je veux qu’on batte la droite et le centre, qui ont fait beaucoup de mal à ce pays. Et je veux la victoire de notre camp. C’est à cela que je vais m’atteler. https://t.co/JsfbYYfa8o

2026-10-15 11:24 original

Le 12 août dernier, alors que la France faisait face à des incendies d'une ampleur exceptionnelle, à des canicules à répétition et à une sécheresse historique, j’ai adressé au Premier ministre une lettre détaillée pour y rappeler les faits, les chiffres, et formuler des propositions concrètes pour le budget 2027. Un mois et demi plus tard, je reçois une réponse de 10 lignes. Sans mesure concrète, ni aucun engagement. Voilà tout ce que ce gouvernement a à dire sur le climat !

2026-10-15 11:04 original

La force publique n’est pas faite pour protéger le pouvoir de la contestation. Elle est faite pour protéger les citoyens, y compris lorsqu’ils contestent le pouvoir. Il faut repenser la doctrine du maintien de l’ordre en France. Manifester est un droit, c’est même un prérequis dans une démocratie.

2026-10-14 22:29 original

Je veux porter en politique les sujets qui touchent les femmes. Et il y a du travail ! Infertilité, endométriose, interruption de grossesse, post-partum… Des millions de femmes vivent ces épreuves, et pourtant, on en parle très peu. Si j’ai choisi de raconter mon parcours, c’est aussi pour ça. Pour dire à toutes les femmes à qui ça arrive : vous n'êtes pas seule.

2026-10-14 22:24 original

J'ai toujours détesté les leçons de morale de Gabriel Attal sur les parents qui s'occuperaient mal de leurs enfants. C'est facile quand on a grandi dans les beaux quartiers parisiens de dire qu'il faut couper les allocations familiales aux parents dont la vie est plus difficile. https://t.co/58mqrVeRY4

2026-10-14 21:57 original

Nous avons toujours prôné la non-violence, donc je ne laisserai pas Sébastien Lecornu sous-entendre l'inverse. Et j'aimerais bien l'entendre faire preuve d'un minimum d'empathie pour les enfants qui ont été mutilés à vie dans cette mobilisation. Rien ne le justifie. Jamais. https://t.co/uyOKsDX2Pb

2026-10-14 21:52 original

Oui, je serai dans la rue samedi ! Lycéens, agriculteurs, fonctionnaires… Les raisons de leur colère sont multiples, mais tous disent la même chose : après dix ans de mépris, nous voulons du respect et de la justice. Et comme pour les mobilisations de ces dernières semaines, nous serons là pour défendre un droit fondamental : celui de manifester en sécurité.

2026-10-14 21:30 original

Quand on est une femme, quoi que l'on fasse, ça ne va jamais. Donc je leur dis de faire comme elles veulent et comme elles peuvent, car je ne prétends être un modèle pour personne. Oui c'est un challenge de concilier vie politique et vie familiale, mais pas plus que pour beaucoup de mamans.

2026-10-14 18:43 quote

Ce soir, je reprends la campagne présidentielle après quasiment 4 semaines de pause maternité. Et comme c'est bien connu, les femmes ne font jamais les choses comme il faudrait, je voudrais faire une mise au point avant… Depuis la naissance de mon fils, j’ai reçu de très nombreux messages. La plupart chaleureux, humains, bienveillants, et je vous en remercie. Je n’ai pas encore répondu à grand monde, et je n’ai toujours pas réinstallé WhatsApp… mais j’ai prévu de le faire, promis. Quand je trouverai le temps ! Mais comme beaucoup de mamans d’un nouveau né, j’ai aussi le droit – et peut être encore plus en tant que femme politique – à des jugements sur ce que je devrais faire ou pas. Le tout empli de beaucoup d’injonctions contradictoires, évidemment… Certains messages partent même parfois d'une bonne intention mais n’en demeurent pas moins violents. Je ne suis ni la première, ni la dernière à vivre cela. Mais si ce message peut faire avancer les choses, alors allons-y, ce sera toujours ça de pris pour toutes les suivantes ! J’aimerais tout d’abord que l’on n’oublie pas que chaque femme fait comme elle peut, comme elle veut, et surtout comme elle le sent. Sans avoir à obéir à une règle générale. Nous inventons toutes notre propre chemin. Et ce chemin dépend de choses très personnelles et aussi de choses qui nous échappent : de précédentes expériences de maternité, la manière dont se passe un accouchement, la rencontre avec le bébé, sa santé, la vôtre, comment on se sent chacun et ensemble, l’accompagnement dont on bénéficie ou pas, le contexte de l’arrivée de ce bébé, etc. Même s'il peut sembler incroyable de devoir se justifier sur ce sujet, force est de constater que c'est malheureusement encore nécessaire en 2026… Juste avant d’accoucher, Benjamin Duhamel, dans les derniers instants d’une matinale mouvementée sur France Inter, m’a demandé quand je reviendrais. Prise de court par les quelques secondes qu’il me restait avant la fin de l’interview, j’ai répondu sans pouvoir développer : "je ne reviendrai pas dans 5 jours en talons aiguilles" et ça a été interprété à tort comme une attaque personnelle envers Rachida Dati. Ce n'était pas mon intention. J’ai bien d’autres sujets sur lesquels le faire… J'aurais aussi pu dire "je ne recevrai pas Paris Match dans ma chambre de maternité" et ça n'aurait pas été davantage une critique envers Ségolène Royal. Juste un choix différent. Parce que toutes les femmes sont différentes et ne souhaitent pas forcément / ne se sentent pas capables des mêmes choses. Ce qu’elles ont fait, je n’en avais pas envie et je n'aurais pas su le faire je pense (même en dehors des lendemains d’accouchement, vous me croiserez d’ailleurs rarement en talons aiguilles). Si j’avais eu quelques instants en plus ce matin-là sur France Inter, j’aurais pu préciser ça. Je ne les avais pas. Donc je le fais ici : lâchez la grappe aux femmes, arrêtez de les juger toujours aussi sévèrement. Et petit message aux femmes : ne vous laissez pas miner par les conseils plus ou moins bienveillants (et rarement sollicités) / les critiques. Une femme sur trois est en situation de souffrance psychique deux mois après son accouchement. Toutes ces remarques qui font que l’on a toujours l'impression de mal faire n’y sont pas pour rien, à mon avis. Dans mon cas précis je le sais bien : si j’arrêtais la campagne pour raison de maternité je serais critiquée par certains. Puisque je la poursuis, je serai critiquée par d’autres. Si je restais enfermée chez moi en tête à tête avec un bébé on me dirait que ce n'est pas bon pour ma santé physique et psychique. Si je sors, cela me sera aussi reproché. Si j'allaite, on me reprochera de le faire pas assez comme ci ou comme ça. Mais si je ne le faisais pas, j’aurais aussi droit à un procès en place publique parce que je prive mon enfant de lait maternel au profit de ma vie politique. Alors je suis comme tous les parents qui me liront : je fais au mieux. Je trace ma route de candidate et de maman. En ayant la chance d'être bien entourée, et en ayant appris depuis longtemps à prendre du recul sur les commentaires des réseaux sociaux. J’ai la chance d’être bien suivie médicalement et mon bébé aussi. J’ai la chance d’aller bien et mon bébé aussi. Je n’étais pas censée être à la marche climat à laquelle j’ai participé à Arras le 26 septembre, tout simplement parce que c’était initialement le jour où je devais accoucher. La veille, j’ai eu envie d’y aller. Parce que j’ai senti que ça nous ferait du bien d’aller y faire un tour. C’était à 20 minutes de chez moi, dans un cadre pacifique, avec une douce météo d’arrière saison, un volume sonore très faible. Et entourée de militant·es que je connais bien depuis 15 ans grâce aux manifestations sur ce sujet dans le coin. Campagne présidentielle ou pas, j’y serais allée comme militante. La seule marche climat que j’ai ratée, c’est la première grosse manif de décembre 2018 : il se trouve que cette fois-là, j’étais déjà à la maternité après la naissance de mon premier fils. Je n’avais pas non plus prévu les manifestations lycéennes. Quand j’ai appris qu’un jeune de 15 ans avait perdu sa main suite à un tir de grenade à Lens, à 10 minutes de chez moi, dans la ville ou j’ai moi même été lycéenne à l’époque, je ne me voyais pas rester chez moi comme si de rien n’était. J’ai tiré mon lait, et je me suis organisée pour aller à la rencontre des jeunes, de leurs parents, de leurs professeur·es, dans les villes proches de chez moi : Lille, Douai, Arras, Lens. Ça m'a paru important. Ce n’était pas une reprise de campagne à proprement parler avec tout ce que cela implique de stress et d'organisation. Ça, ça commence ce soir. Et ça se fera au fur et à mesure, au rythme que j’arriverai à tenir. Comme le font plein de femmes qui comme moi ne sont pas salariées. Beaucoup de commerçantes, d’artisanes, de femmes professions libérales m’ont d'ailleurs écrit à ce sujet : toutes les femmes ne sont pas forcément en mesure de bénéficier des mêmes conditions de congé maternité. Je ne dis pas du tout que c’est un modèle à suivre pour autant. C’est tout le système qu’il faut changer pour permettre une égalité réelle entre toutes les femmes. En attendant, j’ai décidé pour ma part de faire avec et d’en parler. Sans prétendre être un modèle. Mais en assumant d’en profiter pour parler de la maternité, de la santé reproductive et sexuelle et du post-partum, dont on parle si peu en politique. Sûrement parce qu’il y a peu de femmes cheffes de parti en France. Sûrement parce qu’il y a peu de femmes candidates à la présidentielle. Et chaque jour, je comprends un peu plus pourquoi ;) Je vais donc reprendre la campagne ce soir et dans les jours qui viennent. Je porterai des mesures pour un congé parental mieux rémunéré et suffisamment long pour les deux parents. Afin encore une fois que toutes les femmes puissent avoir le CHOIX. Je m’adapterai en permanence – avec mon conjoint que je remercie d’être aussi présent à mes côtés – aux besoins de mon bébé qui restera ma priorité, comme je l’ai toujours dit. Et j’espère que la France avancera vite sur le chemin qu'il reste à parcourir pour que l'on arrête les jugements et les injonctions envers les femmes. Tout en précisant que ces remarques viennent d’ailleurs autant des hommes que des femmes. Courage à toutes. Pour tout ce que la maternité et le post-partum supposent – dont les commentaires incessants ne représentent qu’une toute petite partie des joyeusetés. Comme dirait Marine Leonardi « vous n’êtes pas seules » ;) Je rêve d'un monde où les femmes pourront faire ce qu'elles veulent, et où les gens arrêteront de se sentir autorisés à émettre des jugements sur elles. Puissent nos enfants le connaître. En attendant, je vous dis à ce soir. 21h. Sur BFM. Avec mon déficit de sommeil et mes kilos de grossesse bien installés. Mais avec aussi beaucoup de détermination ! https://t.co/B9oweBqvla

2026-10-14 18:34 original

Ce soir, je reprends la campagne présidentielle après quasiment 4 semaines de pause maternité. Et comme c'est bien connu, les femmes ne font jamais les choses comme il faudrait, je voudrais faire une mise au point avant… Depuis la naissance de mon fils, j’ai reçu de très nombreux messages. La plupart chaleureux, humains, bienveillants, et je vous en remercie. Je n’ai pas encore répondu à grand monde, et je n’ai toujours pas réinstallé WhatsApp… mais j’ai prévu de le faire, promis. Quand je trouverai le temps ! Mais comme beaucoup de mamans d’un nouveau né, j’ai aussi le droit – et peut être encore plus en tant que femme politique – à des jugements sur ce que je devrais faire ou pas. Le tout empli de beaucoup d’injonctions contradictoires, évidemment… Certains messages partent même parfois d'une bonne intention mais n’en demeurent pas moins violents. Je ne suis ni la première, ni la dernière à vivre cela. Mais si ce message peut faire avancer les choses, alors allons-y, ce sera toujours ça de pris pour toutes les suivantes ! J’aimerais tout d’abord que l’on n’oublie pas que chaque femme fait comme elle peut, comme elle veut, et surtout comme elle le sent. Sans avoir à obéir à une règle générale. Nous inventons toutes notre propre chemin. Et ce chemin dépend de choses très personnelles et aussi de choses qui nous échappent : de précédentes expériences de maternité, la manière dont se passe un accouchement, la rencontre avec le bébé, sa santé, la vôtre, comment on se sent chacun et ensemble, l’accompagnement dont on bénéficie ou pas, le contexte de l’arrivée de ce bébé, etc. Même s'il peut sembler incroyable de devoir se justifier sur ce sujet, force est de constater que c'est malheureusement encore nécessaire en 2026… Juste avant d’accoucher, Benjamin Duhamel, dans les derniers instants d’une matinale mouvementée sur France Inter, m’a demandé quand je reviendrais. Prise de court par les quelques secondes qu’il me restait avant la fin de l’interview, j’ai répondu sans pouvoir développer : "je ne reviendrai pas dans 5 jours en talons aiguilles" et ça a été interprété à tort comme une attaque personnelle envers Rachida Dati. Ce n'était pas mon intention. J’ai bien d’autres sujets sur lesquels le faire… J'aurais aussi pu dire "je ne recevrai pas Paris Match dans ma chambre de maternité" et ça n'aurait pas été davantage une critique envers Ségolène Royal. Juste un choix différent. Parce que toutes les femmes sont différentes et ne souhaitent pas forcément / ne se sentent pas capables des mêmes choses. Ce qu’elles ont fait, je n’en avais pas envie et je n'aurais pas su le faire je pense (même en dehors des lendemains d’accouchement, vous me croiserez d’ailleurs rarement en talons aiguilles). Si j’avais eu quelques instants en plus ce matin-là sur France Inter, j’aurais pu préciser ça. Je ne les avais pas. Donc je le fais ici : lâchez la grappe aux femmes, arrêtez de les juger toujours aussi sévèrement. Et petit message aux femmes : ne vous laissez pas miner par les conseils plus ou moins bienveillants (et rarement sollicités) / les critiques. Une femme sur trois est en situation de souffrance psychique deux mois après son accouchement. Toutes ces remarques qui font que l’on a toujours l'impression de mal faire n’y sont pas pour rien, à mon avis. Dans mon cas précis je le sais bien : si j’arrêtais la campagne pour raison de maternité je serais critiquée par certains. Puisque je la poursuis, je serai critiquée par d’autres. Si je restais enfermée chez moi en tête à tête avec un bébé on me dirait que ce n'est pas bon pour ma santé physique et psychique. Si je sors, cela me sera aussi reproché. Si j'allaite, on me reprochera de le faire pas assez comme ci ou comme ça. Mais si je ne le faisais pas, j’aurais aussi droit à un procès en place publique parce que je prive mon enfant de lait maternel au profit de ma vie politique. Alors je suis comme tous les parents qui me liront : je fais au mieux. Je trace ma route de candidate et de maman. En ayant la chance d'être bien entourée, et en ayant appris depuis longtemps à prendre du recul sur les commentaires des réseaux sociaux. J’ai la chance d’être bien suivie médicalement et mon bébé aussi. J’ai la chance d’aller bien et mon bébé aussi. Je n’étais pas censée être à la marche climat à laquelle j’ai participé à Arras le 26 septembre, tout simplement parce que c’était initialement le jour où je devais accoucher. La veille, j’ai eu envie d’y aller. Parce que j’ai senti que ça nous ferait du bien d’aller y faire un tour. C’était à 20 minutes de chez moi, dans un cadre pacifique, avec une douce météo d’arrière saison, un volume sonore très faible. Et entourée de militant·es que je connais bien depuis 15 ans grâce aux manifestations sur ce sujet dans le coin. Campagne présidentielle ou pas, j’y serais allée comme militante. La seule marche climat que j’ai ratée, c’est la première grosse manif de décembre 2018 : il se trouve que cette fois-là, j’étais déjà à la maternité après la naissance de mon premier fils. Je n’avais pas non plus prévu les manifestations lycéennes. Quand j’ai appris qu’un jeune de 15 ans avait perdu sa main suite à un tir de grenade à Lens, à 10 minutes de chez moi, dans la ville ou j’ai moi même été lycéenne à l’époque, je ne me voyais pas rester chez moi comme si de rien n’était. J’ai tiré mon lait, et je me suis organisée pour aller à la rencontre des jeunes, de leurs parents, de leurs professeur·es, dans les villes proches de chez moi : Lille, Douai, Arras, Lens. Ça m'a paru important. Ce n’était pas une reprise de campagne à proprement parler avec tout ce que cela implique de stress et d'organisation. Ça, ça commence ce soir. Et ça se fera au fur et à mesure, au rythme que j’arriverai à tenir. Comme le font plein de femmes qui comme moi ne sont pas salariées. Beaucoup de commerçantes, d’artisanes, de femmes professions libérales m’ont d'ailleurs écrit à ce sujet : toutes les femmes ne sont pas forcément en mesure de bénéficier des mêmes conditions de congé maternité. Je ne dis pas du tout que c’est un modèle à suivre pour autant. C’est tout le système qu’il faut changer pour permettre une égalité réelle entre toutes les femmes. En attendant, j’ai décidé pour ma part de faire avec et d’en parler. Sans prétendre être un modèle. Mais en assumant d’en profiter pour parler de la maternité, de la santé reproductive et sexuelle et du post-partum, dont on parle si peu en politique. Sûrement parce qu’il y a peu de femmes cheffes de parti en France. Sûrement parce qu’il y a peu de femmes candidates à la présidentielle. Et chaque jour, je comprends un peu plus pourquoi ;) Je vais donc reprendre la campagne ce soir et dans les jours qui viennent. Je porterai des mesures pour un congé parental mieux rémunéré et suffisamment long pour les deux parents. Afin encore une fois que toutes les femmes puissent avoir le CHOIX. Je m’adapterai en permanence – avec mon conjoint que je remercie d’être aussi présent à mes côtés – aux besoins de mon bébé qui restera ma priorité, comme je l’ai toujours dit. Et j’espère que la France avancera vite sur le chemin qu'il reste à parcourir pour que l'on arrête les jugements et les injonctions envers les femmes. Tout en précisant que ces remarques viennent d’ailleurs autant des hommes que des femmes. Courage à toutes. Pour tout ce que la maternité et le post-partum supposent – dont les commentaires incessants ne représentent qu’une toute petite partie des joyeusetés. Comme dirait Marine Leonardi « vous n’êtes pas seules » ;) Je rêve d'un monde où les femmes pourront faire ce qu'elles veulent, et où les gens arrêteront de se sentir autorisés à émettre des jugements sur elles. Puissent nos enfants le connaître. En attendant, je vous dis à ce soir. 21h. Sur BFM. Avec mon déficit de sommeil et mes kilos de grossesse bien installés. Mais avec aussi beaucoup de détermination !

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