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Marine Tondelier

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2026-10-19 17:35 quote

Le Premier ministre annonce de premiers couvre-feux partiels et localisés ce soir. Cette décision lourde de conséquences appelle plusieurs remarques de notre part. Les violences inacceptables auxquelles nous assistons dans plusieurs grandes villes depuis samedi doivent être condamnées, leurs auteurs poursuivis et les commerçant·es et les habitant·es protégé·es. Nous soutenons ainsi l’idée d’un fonds dédié pour les commerçant·es victimes des pillages et dégradations. Nous souhaitons également que le projet de loi de finances soit amendé en urgence afin de créer un fonds exceptionnel de solidarité nationale au bénéfice des collectivités touchées, comme le demandent conjointement les maires de Paris, Lyon et Marseille. Les collectivités doivent pouvoir bénéficier rapidement d’un soutien financier, sur la base d’une évaluation précise des dégâts, sans fragiliser leurs budgets ni pénaliser leurs habitant·es. Mais les événements du 17 octobre posent aussi la question de l'anticipation et de la doctrine de maintien de l'ordre, notamment l’utilisation des LBD et de grenades assourdissantes contre des manifestant·es, qui a conduit à la mutilation de plusieurs adolescent·es. Le président de la République a lui-même demandé des explications sur les défaillances sur le terrain. Nous exigeons une commission d’enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur les défaillances du dispositif de maintien de l’ordre sur la journée du 17 octobre et sur la chaîne de responsabilités politiques ayant entraîné ce fiasco dans l'anticipation et la gestion du mouvement social. ⁠Avant de multiplier les mesures d'exception, le gouvernement doit rendre compte des décisions opérationnelles et stratégiques prises et des moyens engagés. Il faut aussi cesser l’instrumentalisation politique des événements : la Procureure de Paris l'a dit elle-même ce matin, il n'y a à ce stade aucun élément permettant de relier les violences à des mouvements "d'ultra-gauche", comme le gouvernement l’affirme pourtant depuis samedi. L’exigence de solidarité nationale et de protection n'exonère pas le gouvernement de justifier la nécessité de restrictions collectives aux libertés. Un couvre-feu territorial affecte des habitants qui n'ont participé à aucune violence : salarié·es travaillant de nuit, étudiant·es, familles et personnes ayant des obligations de déplacement. Un couvre-feu ne peut être une réponse politique à une crise sociale. Plutôt que de “convoquer” les chef·fes de parti à Matignon comme des enfants pour « obtenir des positions claires et publiques » – celle des Écologistes l’est déjà –, le gouvernement doit donner des perspectives aux revendications légitimes du mouvement social, à commencer par celles des lycéen·nes (des enseignant·es remplacé·es quand ils sont absent·es, la rénovation et l’adaptation du bâti scolaire au changement climatique, l'abrogation de Parcoursup…). Si nous allons à Matignon, c’est pour travailler à des solutions de sortie des crises sociales, environnementales et démocratiques. Pas pour participer à un exercice de communication du gouvernement.

2026-10-19 17:23 quote

Le Premier ministre annonce de premiers couvre-feux partiels et localisés ce soir. Cette décision lourde de conséquences appelle plusieurs remarques de notre part. Les violences inacceptables auxquelles nous assistons dans plusieurs grandes villes depuis samedi doivent être condamnées, leurs auteurs poursuivis et les commerçant·es et les habitant·es protégé·es. Nous soutenons ainsi l’idée d’un fonds dédié pour les commerçant·es victimes des pillages et dégradations. Nous souhaitons également que le projet de loi de finances soit amendé en urgence afin de créer un fonds exceptionnel de solidarité nationale au bénéfice des collectivités touchées, comme le demandent conjointement les maires de Paris, Lyon et Marseille. Les collectivités doivent pouvoir bénéficier rapidement d’un soutien financier, sur la base d’une évaluation précise des dégâts, sans fragiliser leurs budgets ni pénaliser leurs habitant·es. Mais les événements du 17 octobre posent aussi la question de l'anticipation et de la doctrine de maintien de l'ordre, notamment l’utilisation des LBD et de grenades assourdissantes contre des manifestant·es, qui a conduit à la mutilation de plusieurs adolescent·es. Le président de la République a lui-même demandé des explications sur les défaillances sur le terrain. Nous exigeons une commission d’enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur les défaillances du dispositif de maintien de l’ordre sur la journée du 17 octobre et sur la chaîne de responsabilités politiques ayant entraîné ce fiasco dans l'anticipation et la gestion du mouvement social. ⁠Avant de multiplier les mesures d'exception, le gouvernement doit rendre compte des décisions opérationnelles et stratégiques prises et des moyens engagés. Il faut aussi cesser l’instrumentalisation politique des événements : la Procureure de Paris l'a dit elle-même ce matin, il n'y a à ce stade aucun élément permettant de relier les violences à des mouvements "d'ultra-gauche", comme le gouvernement l’affirme pourtant depuis samedi. L’exigence de solidarité nationale et de protection n'exonère pas le gouvernement de justifier la nécessité de restrictions collectives aux libertés. Un couvre-feu territorial affecte des habitants qui n'ont participé à aucune violence : salarié·es travaillant de nuit, étudiant·es, familles et personnes ayant des obligations de déplacement. Un couvre-feu ne peut être une réponse politique à une crise sociale. Plutôt que de “convoquer” les chef·fes de parti à Matignon comme des enfants pour « obtenir des positions claires et publiques » - celle des Écologistes l’est déjà- , le gouvernement doit donner des perspectives aux revendications légitimes du mouvement social, à commencer par celles des lycéen·nes (des enseignant·es remplacé·es quand ils sont absent·es, la rénovation et l’adaptation du bâti scolaire au changement climatique, l'abrogation de Parcoursup…). Si nous allons à Matignon, c’est pour travailler à des solutions de sortie des crises sociales, environnementales et démocratiques. Pas pour participer à un exercice de communication du gouvernement.

2026-10-19 16:32 original

Voilà pourquoi il ne faut pas confondre les manifestant•es et les casseurs / pilleurs. Je vous présente l’album photo de ma manifestation du 17 octobre, qui ressemble à ce que l’immense majorité a vécu ! Malgré les lacrymo qui nous ciblaient indistinctement à République. https://t.co/Vauz5TQBnv

2026-10-19 10:51 repost

RT @marinetondelier: Alors que c'est encore le chaos à Paris ce soir, je suis choquée du niveau du débat politique à droite et à l'extrême…

2026-10-19 09:49 original

Hier et avant hier : Macron, Nuñez et Lecornu affirment que les casseurs sont d’ultragauche. 8h05 ce matin : la Procureur de Paris « ne peut absolument pas confirmer l’appartenance à l’ultragauche des casseurs » 8h40 ce matin : Gerald Darmanin en remet une couche sur l’ultragauche. La propensions de certains politiques à affirmer des choses de manière très péremptoire sans preuve … Vrai problème démocratique.

2026-10-19 09:40 original no longer on X

8h05 / la Procureur de Paris « ne peut absolument pas confirmer l’appartenance à l’ultra gauche des casseurs » 8h40 / Gerald Darmanin continue. Comme l’on fait beaucoup de gens de son camp et à sa droite hier sur les plateaux TV. La propensions de certains politiques à affirmer des choses de manière très péremptoire sans preuve … Vrai problème démocratique.

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2026-10-19 09:33 original no longer on X

8h05 / la Procureur de Paris « ne peut absolument pas confirmer l’appartenance à l’ultra gauche des casseurs » 8h40 / Gerald Darmanin continue. Comme l’on fait beaucoup de gens de son camp hier sur les plateaux TV. La propensions de certains politiques à affirmer des choses de manière très péremptoire sans preuve … Vrai problème pour la qualité du débat public !

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2026-10-19 00:37 original

Alors que c'est encore le chaos à Paris ce soir, je suis choquée du niveau du débat politique à droite et à l'extrême droite. Leurs priorités après ce weekend terrible ? Interdire de manifester et interdire LFI. C'est comme ça que "Les Républicains" défendent la République ? https://t.co/wtNb6wY1PU

2026-10-18 21:35 original

Je ne sais pas de quelle « contradiction à gauche » Sonia Mabrouk a voulu parler mais je pense qu’avec ma réponse, maintenant tout est clair pour elle. Ce ne sont pas les Écologistes qui ont supprimé 13 000 postes dans les forces de l'ordre ni la police de proximité, c'est Nicolas Sarkozy. Eh oui, car contrairement aux politiques de droite, nous n'avons jamais demandé moins de fonctionnaires. Quant à la police, nous souhaitons qu'elle soit mobilisée à bon escient, de manière proportionnée et organisée, et avec une doctrine de maintien de l'ordre qui ne conduit pas à mutiler des lycéen·nes (encore deux hier !) En tant que manifestante, responsable politique et citoyenne française, plus jamais je ne veux revivre ce qu'il s'est passé hier. Plus jamais.

2026-10-18 20:57 original

Je suis en colère ce soir ! Au lieu d’entamer un début de commencement de mea culpa, Emmanuel Macron nous convoque à Matignon comme des enfants au tableau à l’école pour « obtenir des position claires et publiques ». Pas la peine d’organiser toute cette mise en scène, les Écologistes sont très clairs : nous condamnons toutes les violences. Bref, si nous allons à Matignon, ce sera pour travailler à des solutions aux crises sociales, environnementales et démocratiques. Pas pour un conseil de discipline.

2026-10-18 20:32 quote

@LouFrance75 C’est assez malhonnête de poster la question mais de couper ma réponse. La voici. Elle est très claire. Je ne suis coincée nulle part. Vous vous êtes une manipulatrice par contre… https://t.co/BynjlCIkFu

2026-10-18 19:27 original

🟢 Je réagirai à l'allocution d'Emmanuel Macron ce soir sur BFM et LCI. https://t.co/xOFQXnmkP5

2026-10-18 17:30 quote

Soutien total. Vous faites du bien au mouvement social : merci. Ce que vous avez subi est inacceptable. J’en ai parlé ce midi sur France 2 dans mon débat face à Bruno Retailleau.

2026-10-18 17:05 quote

Le Premier ministre et son gouvernement sont aux abois. La responsabilité de Sébastien Lecornu après sa gestion cataclysmique d'hier, ce n'est pas de dresser les Français les uns contre les autres, en les sommant de choisir leur camp (à part les casseurs, personne ne soutient les casseurs). C’est d’apaiser et d’apporter des réponses politiques au mouvement social pacifique. Il n'y a pas d'un côté les méchants manifestants (qui manifestent dans le respect républicain dans leur quasi totalité), et de l'autre le gentil gouvernement (hostile aux manifestants, dans sa totalité) qu'il faudrait sauver. Notre camp, c'est la République, ses symboles et ses valeurs. Ni l'un ni l'autre n'ont été protégés hier. Ce sont aussi des droits associés, dont celui de manifester en sécurité. Oui nous défendons la République, mais certainement pas La République En Marche, son mépris des mouvements sociaux depuis bientôt 10 ans, son incapacité totale à entendre la moindre revendication et sa dérive de plus en plus droitière, marquée par une doctrine de maintien de l'ordre qui couvre la France de honte dans le monde entier.

2026-10-18 16:48 reply

@hopla701 Ah parce que tu as trouvé que le maintien de l’ordre était réussi hier ?

2026-10-18 16:36 quote

Stigmatiser, assimiler, mélanger tout et n’importe quoi : un sport national au RN. Cette déclaration est infamante pour les lycéens - dont les revendications sont légitimes - et pour les les manifestants pacifiques dont les Écologistes sont. Quelle honte…

2026-10-18 16:09 reply

@DenisBRoth @NunezLaurent @prefetpolice @SebLecornu @EmmanuelMacron J’en ai parlé ce midi face à Bruno Retailleau sur France 2. Aucune réaction d’empathie non plus.

2026-10-18 15:45 original

Les manifestants pacifiques font l’objet de plus de répression que les commerçants qui se font piller ne sont protégés. Mais ça n'a pas l'air de poser de problème à Bruno Retailleau. https://t.co/N1fDOWFgiI

2026-10-18 14:24 original

J'ai débattu avec Bruno Retailleau sur les manifestations d'hier. Le replay ici ▶️ https://t.co/ZPFkeT0CCf https://t.co/WrYDpYx2lG

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