@anthonylacaille En grande partie en effet.
Raphael Glucksmann
Député européen @placepublique_, citoyen, essayiste. « Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve » (Hölderlin).
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7/Nous devons pourtant le cultiver, le canaliser (tant il peut conduire au pire), le transcender, s’appuyer sur lui pour, enfin, remettre la politique - la capacité d’une cité à choisir son destin - au poste de commandement. Tout débat sur le « monde d’après » doit partir de lui.
6/Il n’y a pas de grande transformation sans le sentiment commun d’avoir été humiliés par l’ordre des choses existant. Nous avons ce sentiment. Il n’est pas noble et encore moins agréable. Beaucoup nieront l’avoir éprouvé ou préféreront lui donner un autre nom.
5/Cette humiliation est le résultat d’une impuissance. Et cette impuissance n’est pas le produit d’une fatalité divine, mais d’une multitude de décisions humaines, de recherches permanentes du plus bas coût dans les grandes entreprises et de démissions successives du politique.
4/7 L’humiliation de voir à quel point la France et l’Europe, le continent le plus riche du monde et le premier marché du globe, étaient devenus dépendants: privés de souveraineté.
3/7 L’humiliation de voir nos soignants privés des protections adéquates, d’ecouter impuissants les suppliques de nos médecins, d’entendre les porte-paroles du gouvernement nous mentir en continu afin d’apposer un voile pudique sur les pénuries qu’ils avaient trop honte d’avouer.
2/7 L’humiliation de voir notre pays, 7e puissance économique du monde et membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, incapable de produire des masques, des tests, des molécules simples ou des médicaments basiques.
1/7 Au cœur de la crise, entre la peine et la colère, la solidarité et l’admiration, il y a un sentiment dont on parle peu, qu’il n’est jamais facile d’admettre et sur lequel il faudra pourtant revenir longuement: le sentiment d’humiliation.
Des gens formidables, simplement formidables.
Qui viole « l’unité nationale » sinon ce préfet imbu de sa casquette qui vomit ici son mépris des malades, des travailleurs qui risquent leur peau pour que la société tienne debout, des morts mêmes qui seraient donc plus coupables que victimes? Dehors. https://t.co/Ng53J72pms
Nous faisons tous l’expérience du tragique, mais pas de la même manière, ni avec la même acuité. La mort qui rôde, en l’occurrence, n’égalise pas les conditions. https://t.co/pqIg56XOop
4/ Après le fiasco du début, si l’Union européenne veut monter son utilité, c’est maintenant. Ou jamais.
3/Voici les demandes de notre délégation au commissaire Thierry Breton. Les mêmes démarches sont engagées auprès des responsables de la santé et du commerce international. https://t.co/eZ8R0r99wB
2/En coordination avec @RemiSalomon et @londeixp nous poussons au Parlement pour la mise en commun des données et des stocks, l’acquisition commune des médicaments nécessaires sur un marché mondial en tension folle et le rapatriement de la production sur le sol européen.
1/Du San Raffaele de Milan à la Charité de Berlin, en passant par l’APHP, les grands hôpitaux européens lancent un cri d’alarme: la pénurie de médicaments nécessaires aux réanimations menace. Ils demandent la fin du chacun pour soi sur le continent et des mesures communes fortes. https://t.co/oJbMPkSVNw
Merci @CarolineFiat54 Sans tambour ni trompette, votre décision incarne l’idée de solidarité. Nous ne sommes pas du même mouvement, nous ne nous connaissons pas, mais je vous aime. Pour ce que vous faites en ce moment. Et pour la discrétion avec laquelle vous le faites. Beau. https://t.co/fSqoDFqHWX
6/6 A un moment où le gouvernement chinois essaie de transformer ce désastre planétaire en instrument de puissance, n’oublions pas ce qui s’est passé aux origines de la pandémie. N’oublions pas Li Wenliang et ses collègues. N’oublions pas ce qu’est un régime autoritaire.
5/6 N’oublions jamais le nom de Li Wenliang. N’oublions jamais non plus qui le fit taire et prit le risque de propager le virus en étouffant la vérité. Cette vérité qui doit être notre principale boussole en période d’ébranlement general. Ici comme ailleurs.
4/6 Le 1er janvier au matin, Li et 7 de ses collègues furent interpellés par la police pour « propagation de fausses rumeurs ». Le 10 janvier, il développa les premiers symptômes du covid-19. Hospitalisé le 12, ce père d’un enfant de 5 ans succomba du virus le 6 février.
3/6 Photo d’un test à l’appui, il y affirmait que 7 patients ont été diagnostiqués positifs au coronavirus. Des screenshots de son alerte furent massivement partagés sur les réseaux sociaux. Les autorités chinoises décidèrent d’étouffer la vérité et d’en faire un ennemi public.
2/6 Le 30 décembre 2019, ce médecin ophtalmologue de 34 ans avait témoigné pour la première fois du coronavirus auprès d’un groupe d’anciens étudiants de l’école de médecine. Il fit part de ses découvertes à un groupe d’amis et de spécialistes sur WeChat.
1/6 Le premier lanceur d’alerte de la pandémie. Il y a tout juste 3 mois, le 1er janvier 2020, Li Wenliang fut arrêté par les autorités chinoises. Son crime? Avoir lancé l’alerte sur la nature et la dangerosité du Covid19. https://t.co/phqJxoawvB
@alexandrelege17 @adamlas7 Le MES sans mémorandum. C’est déjà quasi acté. C’est à dire sans les contraintes imposées à la Grèce.
Une voix salutaire nous rappelle que les politiques et les journalistes ne sont pas là pour « rassurer », que les premiers doivent dire la vérité et agir en conséquence et les seconds les questionner et vérifier qu’ils le font. A écouter. La vérité, boussole des temps d’orage.
« Nous n’avons rien contre vous, mais nous connaissons vos activités liées à la résistance et, pour pas que ça retombe sur le voisinage, vous nous voyez contraints d’alerter la Gestapo... »