Le moment est venu pour une déclaration d’indépendance européenne. Assumons la confrontation avec les Empires autoritaires et leurs relais serviles dans nos pays. https://t.co/Usx0b1EpBn
Raphael Glucksmann
Député européen @placepublique_, citoyen, essayiste. « Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve » (Hölderlin).
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L’attentat antisémite de Sidney nous ébranle et nous indigne. 10 morts. Tués parce que Juifs. Des dizaines de blessés. Ciblés parce que Juifs. L’antisémitisme conduit toujours au crime de masse et le terrorisme est notre ennemi mortel. Nous les combattrons sans relâche.
Le filtrage des investissements étrangers dans nos secteurs stratégiques est un outil essentiel pour préserver notre sécurité et notre souveraineté face à des acteurs hostiles: nous venons - après des mois de négociations - de sceller un accord avec les États membres.
Un vrai patriote ne se prête pas au jeu d’un dirigeant étranger qui entend assujettir, vassaliser nos nations. Il lui résiste. Mais le RN n’est pas un parti patriotique, c’est un parti anti-européen qui ferait de la France une grande Hongrie, nation soumise à Poutine, Trump et Xi
La principale faute des dirigeants européens avant 2022 fut de ne pas lire, écouter, croire ce qui s’écrivait et se disait à Moscou sur la guerre à venir. Alors lisez svp. Lisez ces mots. Et ne vous dites pas qu’il s’agit d’un bluff. Ces fascistes sont en guerre. Contre nous.
Assumer sans ciller le choix des négociations et du compromis. #PLFSS https://t.co/KknM0Nh86I
La Sainte Alliance poutino-trumpiste contre l’Union européenne. La résistance à l’offensive généralisée des autocrates contre l’Europe et nos démocraties est le grand combat de notre temps. https://t.co/V20O6rFP7c
Ce document clarifie tout: l’Administration Trump vomit l’Union européenne, soutient nos extrêmes-droites, valide la vision du monde du Kremlin et ne bougera pas le petit doigt pour nous aider face à Poutine. L’affirmation de la puissance européenne est une question de survie. https://t.co/CrV4bzzRLx
Ne nous voilons pas la face. https://t.co/cwUxyfAFFe
RT @BFMTV: Raphaël Glucksmann annonce proposer "un service civique universel et obligatoire" https://t.co/z0y7HsC0at
Avec EDIP, nous posons les fondations d’une Europe adulte, capable de se défendre elle-même. Nous posons les bases d’une Europe réellement libre.
J’alerte la Commission et les États membres : il faut augmenter rapidement le budget de cet instrument d’avenir. Les options existent : un emprunt commun ciblé ou l’utilisation des avoirs publics russes gelés en Europe.
Aujourd’hui est un jour qui fera date. Mais soyons clairs : EDIP n’est qu’un début. C’est un embryon encore sous-financé face à l’ampleur du défi.
Avec EDIP, et l’Instrument de soutien à l’Ukraine, nous renforçons la coopération entre nos bases industrielles. Un pas important pour l’Ukraine, un pas vital pour l’Europe.
Et nous le ferons avec les Ukrainiens. La résistance ukrainienne est la première ligne de défense de notre continent. L’industrie de défense ukrainienne est le fer de lance de cette résistance.
Coopération : EDIP incite nos États à sortir des logiques nationales, à investir, produire et acheter ensemble. Nous sommes européens, nous agirons européens, nous planifierons européen.
Toutes les décisions stratégiques seront prises en Europe, par des Européens et pour des Européens. Aujourd’hui, nous actons la naissance — enfin — de la préférence européenne en matière de défense !
La logique est simple : souveraineté et coopération. Souveraineté : les fonds européens financeront les productions européennes. Productions faites, employant et maîtrisées en Europe, sans restrictions extérieures.
Le programme européen pour l’industrie de défense (EDIP) sera le socle de notre défense commune et souveraine. Pour la première fois, l’UE établit un cadre clair pour financer la production et l’achat de matériel militaire.
Montrons à tous, surtout à nos adversaires, que l’Europe ne rime plus avec impuissance. La démocratie n’est pas la faiblesse.
Nous allons nous renforcer et nous préparer. Nous ne voulons pas la guerre, mais pour l’éviter, il faut dissuader l’ennemi de la déclencher. Nous devons être prêts moralement, stratégiquement, matériellement.
Face à cette menace existentielle, que faisons-nous ? Enfouir notre tête dans le sable ? Organiser des manifestations pour la paix ? Ou céder au tyran pour éviter ses foudres ? Non.
Écoutons Bruno Kahl, chef des services allemands, qui alerte sur un risque d’invasion avant 2029. Entendons le général Mandon, chef d’état-major français, qui appelle à se préparer à une confrontation militaire directe avec la Russie.
Nous vivons sous le chantage permanent de Trump. Nous baissons la tête, tolérons ses insultes, espérant que cette flagornerie l’empêchera de sacrifier l’Ukraine, et nous avec elle. Mais la réalité est claire : nous, Européens, sommes seuls face à un régime russe qui nous menace.
La liberté repose sur la maîtrise de son propre destin. Si l’Europe veut rester libre, elle doit reprendre le contrôle de sa sécurité. Nous sommes trop dépendants des États-Unis, que ce soit pour l’aide à l’Ukraine ou notre propre défense.