Le « décès », sans coupable. Vos députés avaient refusé de voter la résolution Navalny du Parlement européen de son vivant, votre tweet épargne ses meurtriers le jour de sa mort. Dans le conflit qui oppose nos démocraties à la tyrannie poutinienne, vous êtes du côté de l’ennemi.
Raphael Glucksmann
Député européen @placepublique_, citoyen, essayiste. « Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve » (Hölderlin).
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Le meilleur hommage à rendre au courage incroyable d’Alexeï Navalny, c’est de tout faire pour que Poutine paie enfin pour tous ses crimes. https://t.co/ZAwMHCwAaY
3. Jamais depuis 1999, le Kremlin n’avait eu aussi peur d’un opposant. Alexeï Navalny savait, en revenant en Russie, qu’il risquait la mort. Il a continué la lutte jusqu’au bout. Son courage doit tous nous inspirer. Et Poutine devra payer pour l’ensemble de ses crimes.
2. Et Poutine est un assassin. Il l’a toujours été. Sa carrière a décollé à Saint-Petersbourg lorsqu’il a fait la fusion du KGB et de la mafia. À coup de meurtres. Une fois le pouvoir conquis, il a juste institutionnalisé le crime comme art de gouverner.
1. Alexeï Navalny était le courage fait homme. Poutine et ses sbrires l’ont empoisonné, déporté puis tué précisément pour cela. Les tyrans ne supportent pas le courage qui leur résiste. Ils en ont une peur bleue. Ce régime est, depuis 1999, une machine à tuer. https://t.co/bvVv3OidLT
Les Républicains, en bloquant l’aide à l’Ukraine, préfigurent une Présidence Trump et le lâchage de l’Europe qui se retrouverait alors seule face à Poutine et face à la guerre. Avons-nous conscience ici de la gravité du moment? Nous errons tels des somnambules au bord de l’abîme
4. Vous pensez enterrer un débat qui met mal à l’aise votre majorité en racontant n’importe quoi avec une voix assurée. Nous ne vous laisserons pas faire. Et le débat autour de cette directive si importante pour les femmes européennes est loin d’être clos.
3. Ce n’est pas anodin d’avoir votre délégation au Parlement publiant un article dans le Monde pour dénoncer votre position. Vous pouvez vous insurger ensuite contre des propos que je n’ai jamais tenus, cela ne changera rien.
2. Vous pourrez répéter mille fois cet exercice de com’, la vérité restera inchangée: vous avez bloqué cette définition commune dans la Directive. Contre la Commission. Contre le Parlement. Contre vos propres députés Renew qui ont dénoncé la position de leur gouvernement.
1. Voilà votre tactique de communicant: A. Faire dire quelque chose de grotesque à un contradicteur (« Macron veut légaliser le viol ») B. S’insurger contre ce propos jamais prononcé C. Éviter du coup de parler du véritable problème dénoncé (le refus d’une définition commune)
Vous n’en avez pas marre de raconter n’importe quoi @E_DupondM ? Je n’ai jamais dit qu’Emmanuel Macron voulait « dépénaliser le viol ». J’ai dit, c’est un fait, qu’il refusait une définition et une criminalisation européennes du viol. Votre stratégie de com’ est pathétique🧶⤵️
6. Il va falloir aussi expliquer qui bloque quoi. Et pourquoi. Faire de l’Union européenne une puissance politique, écologique et sociale passera aussi par une révision profonde des processus de décision à l’échelle européenne.
5. Alors il va falloir pendant cette campagne réviser les logiciels et les discours sur « l’Ue néolibérale », car depuis trois ans, ce sont le plus souvent les capitales des pays fondateurs qui font de l’obstruction à une bifurcation politique, écologique pu sociale de l’Europe.
4. Qui bloque ou édulcore les progrès? Pas la commission. Pas le Parlement. Les États. Sur les travailleurs des plateformes. Sur le devoir de vigilance. Sur la régulation bancaire. Sur la taxation des superprofits. Sur l’aide à l’Ukraine ou la saisie des avoirs russes...
3. Tout cela est remis en cause par des calculs de boutiquiers dans des grandes capitales. À nouveau. Comme sur quasiment chaque texte majeur que nous avons portés au Parlement ces derniers temps. Quand ce n’est pas Paris, c’est Berlin ou Rome. Ou inversement.
2. La législation sur le devoir de vigilance met fin à l’impunité des multinationales en les rendant responsables de l’ensemble de leur chaîne de production. C’est une révolution juridique majeure qui permet à l’Union européenne de devenir une puissance normative globale.
1. Reprenons: le Parlement a voté un texte ambitieux après des années d’efforts. Ce texte a été édulcoré en négociations avec les États membres (merci la France sur le secteur financier!), mais un accord acceptable a été trouvé. Et c’est cet accord qui est aujourd’hui bloqué.
Devoir de vigilance des entreprises: les blocages au Conseil menacent la législation européenne. Cette fois, c’est l’Allemagne et l’Italie qui paralysent l’Europe. Disons-le : nous n’en pouvons plus de voir toutes les avancées européennes sapées par les États membres. 🧶⤵️
Combien de victimes comme elles faudra-t-il pour exiger que cesse le feu? La lutte contre les terroristes du Hamas n’autorise pas à raser Gaza du Nord au Sud ou à étendre brutalement la colonisation en Cisjordanie. La France et l’Ue doivent enfin le dire avec force. Maintenant.
Lubna Mahmoud Elian, Hind Rajab et Reem Nabhan n’ont rien à voir avec le Hamas. Elles ne sont pas non plus de simples chiffres. Comme les victimes des massacres du 7 octobre, comme les otages israéliens, elles ont une histoire. Tragique. Révoltante. https://t.co/BzU6MRvarB
Rafah: plus d’un million de civils palestiniens ayant fui la destruction totale du Nord de Gaza sont à nouveau sous un déluge de bombes. Nous ne pouvons cautionner l’empilement sans fin de cadavres et de ruines. Il faut d’urgence que l’Europe fasse pression sur Netanyahu.
7. En 2024, avec la perspective Trump, l’Europe n’a pas d’autre choix que de devenir soudainement adulte. Voilà pourquoi la guerre et La Défense commune doivent être au cœur du débat des élections européennes: il s’agit pour nos démocraties d’une question de vie ou de mort.
6. Cela fait longtemps que j’essaie d’alerter sur les risques de guerre en Europe, sur la menace que Poutine fait peser sur notre sécurité et notre souveraineté. En vain. J’ai espéré que la page de l’indolence avait été tournée après le 24 février 2022. Ce ne fut pas le cas.
5. Il pourrait donc y en avoir un autre, de « réveil »: le 5 novembre 2024. Et si Trump est élu, nous allons vite comprendre que cette guerre ne concernait pas le Donbass ou la Crimée et que nous avons vécu comme des somnambules pendant des années...
4. Au fond, tout se passe comme si le fameux « réveil » du 24 février 2022 n’avait pas eu vraiment lieu. Politiques et journalistes continuent à croire qu’il s’agit d’une guerre territoriale dans un pays étranger, sans comprendre que nous sommes les cibles de la guerre russe…