4. Sur l’eau, la même irresponsabilité a prévalu. Rien qui pose les bases d’un partage équitable et concerté. Rien qui prenne la mesure de la crise en cours et à venir.
Raphael Glucksmann
Député européen @placepublique_, citoyen, essayiste. « Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve » (Hölderlin).
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3. Plutôt que de s’attaquer au partage injuste de la PAC et de la valeur, à la concurrence déloyale, la droite et l’extrême-droite s’en prennent comme toujours aux normes environnementales. Elles préfèrent offrir des pesticides qu’un revenu décent à nos agriculteurs.
2. L'acétamipride et le flupyradifurone ont été interdits en France parce qu’ils tuent les pollinisateurs, s'accumulent dans les sols et l'eau, et présentent des risques pour la santé humaine. Mais la protection du vivant et de la santé ne sont pas des urgences apparemment.
1. En février, le gouvernement jurait que l'acétamipride ne figurerait pas dans ce texte. Il y figure. Sébastien Lecornu a choisi de se défausser et de se dédire. Durant le vote, une partie de son propre groupe parlementaire a pointé l’irresponsabilité du gouvernement.
Cette nuit, l'Assemblée Nationale a adopté la loi d'urgence agricole. Elle ne règle rien aux problèmes majeurs des revenus des paysans, de la concurrence déloyale qu’ils subissent ou du partage de l’eau, mais elle sacrifie l’écologie et la santé. C’est une impasse🧵⤵️
Inacceptable. https://t.co/uk8FI5z8gW
3. Nous demandons un moratoire sur les coupes actuelles et mettrons le cap vers le 1 % du budget de l’État pour la culture. Nous renouerons avec une politique culturelle ambitieuse et démocratique.
2. L’art vivant est l’anti-algorithme de X ou Tik Tok. Il nous libère de nos bulles cognitives en nous confrontant à l’imprévu. Il crée du lien. Ouvre l’esprit. Il est vital à la démocratie. C’était vrai à Athènes. Ça l’est encore aujourd’hui. Et le restera demain.
1. Alors que les liens civiques se disloquent, que les grandes plateformes américaines ou chinoises colonisent nos vies et nos imaginaires, que l’extrême-droite mène une bataille idéologique, tailler dans les budgets culturels n’a rien de neutre. C’est un contresens historique.
Je suis aujourd’hui à Avignon pour soutenir les acteurs culturels face aux coupes budgétaires et à la remise en cause croissante du service public de la culture. Sacrifier la politique culturelle, c’est un abandon de l’ambition républicaine d’émancipation.🧵 https://t.co/qKJ3oBj8CK
Face au chaos climatique, la République doit organiser la solidarité. 7/7
Chaque jeune participant au service civique universel que nous mettrons en place sera formé aux gestes qui sauvent, pourra entretenir les forêts, appuyer les secours, aider lors des inondations, rendre visite aux personnes âgées isolées pendant les canicules... 6/7
Quand une forêt brûle, on ne peut pas laisser seuls les pompiers et les associations de sécurité civile. Nous créerons une Mobilisation nationale climatique : un guichet unique pour que chacun sache où se former, où s’engager et où être utile. 5/7
La Fédération nationale des sapeurs-pompiers alerte : –54,7 % pour la dotation d’investissement des SDIS. Les nouveaux Canadair n’arriveront qu’à partir de 2028. La sécheresse et le feu avancent bien plus vite que l’Etat. 4/7
À ces sapeurs-sauveteurs, aux pompiers professionnels et volontaires, aux pilotes, élus locaux, habitants mobilisés, nous devons dire notre reconnaissance. Mais les hommages ne suffisent pas. Ils ont besoin d’effectifs, de matériels, de prévention. D’une mobilisation nationale3/7
En deux jours, près de 250 incendies ont été recensés, dont une trentaine sont critiques. Le risque n’est plus cantonné au Sud : il gagne l’Île-de-France, l’Ouest et le Centre. Le 4e RIISC est né de ce basculement, suite aux incendies de 2022. 2/7
De Fontainebleau au cap Fréhel, jusqu’au massif de Rambouillet, les départs de feu frappent des territoires que l’on croyait à l’abri. Au 4e RIISC, j’ai rencontré des sapeurs-sauveteurs qui agissent quand tout bascule. Leur courage ne peut masquer l’impréparation des autorités🧵 https://t.co/Diqcm5p5ca
À la Fourcade, le troupeau entretient le marais. Le marais retiens l’eau. Et l’eau permet à la ferme de vivre et de se transmettre. Protéger l’eau et protéger les agriculteurs, même combat. Pas de souveraineté alimentaire sans souveraineté sur l’eau. 9/9
Nous assumerons donc ce que la droite refuse : le principe pollueur-payeur, la fin des privilèges des plus gros consommateurs, des objectifs contraignants et un partage juste de la ressource. La rareté de l’eau ne doit jamais devenir le privilège de quelques-uns. 8/9
La première réserve d’eau n’est pas toujours un ouvrage de béton. Ce sont les haies, les sols vivants, les prairies et les marais. Les protéger, ce n’est pas opposer l’écologie à l’agriculture. C’est donner à l’agriculture une chance de survivre. 7/9
Et nous poserons une règle : toute eau stockée doit être une eau commune. Chaque retenue devra être décidée collectivement et bénéficier au territoire comme à tous ses agriculteurs, pas seulement à ceux qui ont les moyens de se l’approprier. 6/9
Nous voulons de véritables Parlements de l’eau, bassin par bassin, pour décider démocratiquement qui a besoin de quoi, pour quels usages et dans quel ordre. Quand l’eau manque, les priorités doivent être vitales : boire, se soigner, produire et nourrir. 5/9
Nous voulons une rupture : L’eau n’est pas une rente, ni un privilège, ni un droit du plus fort. C’est un bien commun. Sa répartition ne peut plus dépendre de la puissance économique, des habitudes acquises ou de la capacité de chacun à construire sa retenue. 4/9
Le projet de loi agricole vend une illusion aux agriculteurs : le chacun pour soi face à une ressource qui disparaît. Il promet davantage de stockage, tout en fragilisant ce qui retient déjà l’eau : les zones humides et la gouvernance locale. 3/9
À la Ferme de la Fourcade, Jean-Denis Dubois élève des bovins bio au cœur des marais de Bruges. Sa fille Léa doit bientôt reprendre l’exploitation. Ici, la crise de l’eau n’est pas abstraite : elle décide de ce qui pourra encore être transmis. 2/9