Combien de fois faudra-t-il le répéter? Livrer des armes à une nation envahie ne rend pas cobelligérant selon le droit international. Dire l’inverse, c’est laisser Poutine dicter notre conduite. La soumission à un tyran étranger: belle tradition de l’extrême-droite française.
Raphael Glucksmann
Député européen @placepublique_, citoyen, essayiste. « Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve » (Hölderlin).
Activity
60 tweets since 2026-08-27
Tweets
@DrVibes313 Et c’est une honte qu’on l’ait fait. Absolue. Totale.
On envoie déjà des armes et la France n’est pas entrée en guerre pour autant. On sait donc que, vous Président, vous laisseriez les Ukrainiens se faire massacrer sans leur donner les moyens de se défendre. Comme d’autres le firent jadis avec les républicains espagnols.
En direct de la 27eme dimension poutinienne. “Nous savons qu’ils mentent. Ils savent que nous savons qu’ils mentent. Nous savons qu’ils savent que nous savons qu’ils mentent. Et pourtant ils continuent à mentir.” Soljenitsyne avait tout dit de ce nihilisme institutionnalisé. https://t.co/UoRDHgn6hP
Aujourd’hui, cela fait un mois. Un mois qu’une tyrannie cherche à anéantir une nation dont le seul crime est de vouloir vivre libre. Un mois que l’armée russe rase villes et villages. Un mois que les Ukrainiens donnent au monde une leçon de résistance et de courage #SlavaUkraini
@FloGenestier Nous allons devoir le faire tôt ou tard. C’est le moment de l’annoncer.
A force de répéter « nous ne pouvons pas nous passer du gaz russe » (ce qui est matériellement faux), certains dirigeants européens ont invité Poutine à se livrer à ce chantage. Toute projection de faiblesse pousse le tyran à l’agression.
Si nous cédons à ce chantage, nous sommes des paillassons. Et Poutine continuera à nous marcher dessus.
Solidarité avec @yjadot ! La complicité de @TotalEnergies avec le régime poutinien et de son patron @PPouyanne avec les pires oligarques russes comme Timchenko est avérée. C’est un scandale et le dénoncer est un acte de salubrité démocratique.
9/9 La fin des importations de pétrole est une étape nécessaire pour montrer à Poutine que nous sommes sérieux. Il reste deux jours pour aboutir. Les décisions que nous prenons ou ne prenons pas dans les heures qui viennent sont déterminantes pour l’avenir de l’Europe.
8/9 Je le vois au Parlement, à chaque débat houleux, on nous ressort Total, Renault,… Les gouvernements d’Europe de l’Ouest cherchent ts à préserver leurs grands groupes. L’incapacité à faire prévaloir l’intérêt général sur les intérêts privés amoindrit l’impact de nos sanctions
7/9 L’opinion allemande soutient un virage à 180 degrés et le boycott (55%). Les dirigeants allemands, non. Ce sont eux qui condamnent pour l’instant l’Europe à l’impuissance. Mais ils ont beau jeu dans les discussions de renvoyer les autorités françaises à leurs contradictions.
6/9 Du chancelier G. Schroeder à M. Scheller, responsable énergie du ministère de l’économie, ceux qui ont façonné la politique énergétique Allemande - le choix du gaz russe - travaillent maintenant pour Gazprom. Comment la démocratie allemande a pu tolérer cela?
5/9 L’attitude des dirigeants allemands, isolés, est le produit de 20 années de compromissions. Président de la commission spéciale du Parlement sur les ingérences, j’ai pu mesurer l’ampleur de la pénétration russe au sein des élites européennes, et en Allemagne en particulier.
4/9 Ce jeudi, nos dirigeants n’annonceront rien sur le gaz. La grande question sera l’embargo sur le pétrole. Le pétrole, c’est moins dur (dépendance moins grande, sources alternatives évidentes) et ça a aussi moins d’impact. Mais l’Allemagne bloque jusqu’ici même sur le pétrole
3/9 Un arrêt est réaliste. Il n’y aura pas de pénurie immédiate (réserves, sources alternatives), mais des hausses de prix massives qui devront être compensées par un grand plan de solidarité. Après 2 ans de pandémie, on sait dans les institutions européennes qu’on peut le faire.
2/9 Les dirigeants européens repoussent sans cesse la décision d’arrêter les importations de gaz et de pétrole russes. En attendant, les Ukrainiens meurent, notre crédibilité s’érode et les caisses du Kremlin se remplissent (800 millions d’euros par jour désormais).
1/9 La question principale des sommets (cruciaux) de ce jeudi? Les importations d’hydrocarbures russes. Petit point sur les blocages et les enjeux du débat en Europe ⤵️
@TechnoDesurface Oui. Par faiblesse et corruption. Soit l’antithèse de ce que ces gens racontent. Les Ukrainiens paient notre impuissance, pas notre arrogance vis à vis de Poutine.
@efge92 Vrai. C’est ce que je pense: s’il y a une responsabilité, immense, elle réside dans notre faiblesse et notre compromission. Mais tous ces experts, éditorialistes, politiques (souvent très à droite mais pas que) entendent l’exact inverse.
@DenotFranck Vous êtes bien mal tombé… Ça fait 20 ans que je le fais. Il n’y a pas plus tard que trois mois, avant la guerre donc, je fus co-rédacteur du rapport du Parlement européen sur la corruption qui préconisait la saisi des biens de ces oligarques sur tout le continent.
Ils vivent dans un monde parallèle: autant les pays européens ont colonisé l’Afrique et la France y a maintenu un système de domination post-colonial qui permet d’expliquer bien des tensions actuelles, autant nous ne pouvons en rien être rendus responsables des actions de Poutine
Fascinant de voir tous ces politiques et éditorialistes qui fustigent sans cesse la « culture de la repentance » sur la colonisation ou la Françafrique passer leur temps ces jours-ci à dire que la guerre en Ukraine est in fine de notre faute car nous avons « humilié la Russie ».
7/7 Vous voulez la paix en Ukraine et en Europe? Alors arrêtons maintenant de financer la guerre de Poutine. Montrons que nous sommes capables de fermeté. Les seules odes à la paix n’ont jamais convaincu le moindre tyran de laisser tomber ses plans guerriers.
6/7 Ce qui invite à la guerre, ce sont les mains qui tremblent, les yeux qui se baissent face à Poutine. Ce qui invite à la guerre, c’est de laisser croire qu’elle ne coûtera pas grand chose à l’envahisseur. Ce qui invite le fasciste à la guerre, c’est la faiblesse du démocrate.