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16 septembre 2026 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe PfE. – Madame la Présidente, Monsieur le Premier ministre canadien, Madame la Présidente von der Leyen, à vous entendre chaque année glorifier votre bilan, l'Europe serait toujours à la veille d'un nouveau départ. Pourtant, à écouter nos concitoyens, elle est surtout arrivée au bout d'un système. Car il y a désormais, en 2026, deux Europe. Il y a l'Europe de ceux qui écrivent les normes, des bureaucrates qui gaspillent l'argent public et qui inventent les taxes de demain. L'Europe qui prévoit d'augmenter ses dépenses de personnel de 40 % et celle des jets privés pour les commissaires européens de 50 %. Et puis, il y a l'Europe de ceux qui doivent payer. L'Europe de ceux qui doivent payer leur essence, à bientôt 2,50 € le litre en France, leur chauffage et leurs tickets de course, dont les montants sont toujours plus élevés. L'Europe de ceux qui travaillent toujours plus pour gagner toujours moins. Voilà, en quelques mots, le véritable état de l'Union européenne. Demain, avec votre fameux règlement dit SEQE 2, vous envisagez concrètement de renchérir encore le prix des carburants de 0,15 € supplémentaires par litre. Derrière ce sigle, imbitable pour beaucoup de nos concitoyens, et un matraquage insupportable des classes moyennes et populaires, votre politique a une réalité très simple: la vie toujours plus chère pour nos concitoyens. Avec vous, l'ouvrier qui fait 40 kilomètres pour travailler, l'artisan qui remplit sa camionnette, la famille rurale qui n'a ni métro ni tramway ne sont bons qu'à une seule chose: payer, encore payer, toujours payer. Et malheureusement, votre Europe ne nous coûte pas seulement plus cher chaque année, elle nous protège aussi de moins en moins. Cet été, à Ceuta, des dizaines de milliers de migrants ont franchi illégalement en quelques heures une frontière européenne. Ceuta est espagnole et doit le rester, mais la frontière de Ceuta est aussi notre frontière. Et lorsqu'une frontière peut être submergée en quelques heures, ce n'est plus seulement une crise migratoire ou une invasion, c'est une crise de souveraineté. Une Europe qui n'a plus ni limites, ni murs, ni frontières est vouée à disparaître. De Ceuta à Lampedusa, de la Méditerranée à la frontière biélorusse, les peuples d'Europe n'attendent qu'une seule chose: que vous protégiez nos frontières, que vous refouliez les clandestins qui tentent de pénétrer illégalement ou d'accoster illégalement sur notre territoire. Ceux-là ne doivent pas être répartis dans nos villes et nos campagnes comme vous le souhaitez, comme réaffirmé tout à l'heure avec le pacte migratoire, mais repartir dans leur pays de départ. Enfin, regardons le monde autour de nous, en proie à la guerre, de l'Ukraine au Moyen-Orient, au terrorisme islamiste, à l'insécurité alimentaire et énergétique. Les États-Unis investissent, la Chine investit, et nous, nous réglementons encore. Nous réglementons ce que nous ne produisons plus, nous taxons ce que nous ne savons plus fabriquer et nous importons ce que nous avons nous-même interdit de produire. Voilà le grand paradoxe européen. Voilà pourquoi il faut en changer et bâtir une nouvelle architecture européenne. Assumons enfin la préférence européenne dans la commande publique. Quand l'argent est européen, l'emploi doit être européen. Quand l'argent est français, l'emploi doit être français. Supprimons massivement la paperasse, les normes absurdes et inutiles. Protégeons nos agriculteurs et nos entreprises de la concurrence déloyale. Orientons l'épargne dans des fonds souverains nationaux et investissons dans la défense, le spatial, la tech ou encore l'énergie nucléaire. Libérons-nous de l'idéologie régressive de la décroissance. Retrouvons le goût de la puissance, de la science, de l'innovation et de la puissance. Le XXIᵉ siècle, enfin, nous rappelle une vérité que l'Europe avait oubliée: un peuple qui ne sait plus défendre ses frontières, faire tourner ses usines, produire son énergie ou nourrir ses enfants remet son destin entre les mains des autres. Depuis des décennies, vous avez demandé au peuple de s'adapter à votre vision de l'Union européenne. Aujourd'hui, à Bruxelles, le temps est venu d'inverser l'ordre des choses et enfin de rendre le pouvoir au peuple.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-10-2026-09-16_FR.html
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)
au nom du groupe Renew. – Madame la Présidente, Monsieur le Premier ministre, Madame la Présidente, j'ai écouté votre discours avec, évidemment, beaucoup d'attention. Oui, vous avez raison, l'Europe doit avancer sur la voie de sa puissance et de son indépendance. Mais j'irai plus loin: il est temps aujourd'hui de... Lire ▸
au nom du groupe The Left. – Madame la Présidente, Madame von der Leyen, vous avez réussi un exploit dans votre discours: ne pas prononcer une seule proposition concrète sur le coût de la vie, alors que c'est de loin la première préoccupation des Européens. Le plein d'essence dépasse déjà les 100 € et des millions... Lire ▸