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21 décembre 2023 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Les dernières prévisions de croissance ne s’élèvent plus qu’à 0,8 %, s’éloignant de l’objectif de 1 % dont vous vous vantiez déjà il y a quelques mois. Alors que, selon les données de la Banque de France, les entreprises françaises sont endettées à 78,4 % du PIB – un niveau très supérieur au taux constaté dans la zone euro, qui ne s’élève qu’à 57,4 % –, le choc de la remontée des taux se diffuse désormais dans l’ensemble de l’économie : le nombre d’entreprises créées ralentit fortement, les défaillances flambent, le secteur de la construction souffre et les carnets de commandes se réduisent dans l’industrie. Du côté des ménages, le constat n’est pas différent : ils investissent moins.Ces données annoncent une année 2024 dégradée. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a abaissé fortement sa prévision de croissance, la dégradant de 1,2 % à 0,8 %, tandis que l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) anticipe un recul de 1,1 % de l’investissement des entreprises. Le chômage, lui, passerait de 7,4 % fin 2023 à 7,9 % fin 2024 : un résultat bien éloigné du plein emploi, que le chef de l’État a pourtant présenté, hier encore, comme un fait accompli.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Exactement !
Madame la Première ministre, vous et votre gouvernement méritez d’abord d’être censurés pour votre budget, qui n’a obtenu aucune majorité – ou plutôt si : il a trouvé une majorité contre lui, puisque lors de la seule occasion de voter qui nous a été donnée, lors de son examen par la commission que j’ai l’honneur de... Lire ▸
Il a raison !
(La prise de parole ci-dessus)
Dans sa tête !
Si j’en crois les propos du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, la solution serait d’imposer des baisses de dépenses publiques supplémentaires et de s’attaquer une fois de plus aux salariés – le genre de remèdes préconisés par les médecins de Molière, ceux qui ne... Lire ▸