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21 décembre 2023 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Si j’en crois les propos du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, la solution serait d’imposer des baisses de dépenses publiques supplémentaires et de s’attaquer une fois de plus aux salariés – le genre de remèdes préconisés par les médecins de Molière, ceux qui ne font qu’accentuer le mal, en affaiblissant en l’espèce la consommation populaire. Pourtant, lorsqu’il existe un risque de récession, le temps n’est pas aux coupes budgétaires, mais bien à un interventionnisme renforcé. La Commission européenne elle-même anticipe un ralentissement de l’activité en 2024 en raison des politiques austéritaires – une raison supplémentaire pour préserver, dans les mois à venir, une flexibilité budgétaire suffisante pour faire face à ce climat défavorable.Non seulement la réduction des dépenses ne permettra donc pas d’améliorer la situation économique et sociale du pays, mais en plus, malgré les avertissements figurant le rapport de l’Agence de la transition écologique, l’Ademe, publié ce mois-ci, selon lequel le coût de l’inaction climatique serait plus de quatre fois supérieur aux efforts financiers nécessaires à la bifurcation écologique (Applaudissements sur les bancs du groupe Écolo-NUPES), le Gouvernement, avec ce budget, persiste dans son erreur, nous faisant perdre à jamais un temps précieux dans la course de vitesse contre le réchauffement climatique. Le constat que je viens de dresser est manifestement partagé, au moins avec une partie de l’hémicycle, puisque lors de l’examen du projet de loi de finances (PLF), une majorité s’est dessinée en faveur d’une plus grande justice fiscale. Plusieurs amendements visant à taxer la part des profits qui ne servent qu’à nourrir la rente capitaliste afin d’augmenter les recettes ont été déposés, mais vous les avez tous écartés.
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Il a raison !
Les dernières prévisions de croissance ne s’élèvent plus qu’à 0,8 %, s’éloignant de l’objectif de 1 % dont vous vous vantiez déjà il y a quelques mois. Alors que, selon les données de la Banque de France, les entreprises françaises sont endettées à 78,4 % du PIB – un niveau très supérieur au taux constaté dans la... Lire ▸
Dans sa tête !
(La prise de parole ci-dessus)
La honte !
Vous refusez de prendre un centime au capital mais, dans le même temps, vous rabotez les indemnités des chômeurs !
Servilité !