Le groupe LFI-NFP est favorable à cet article puisqu’il instaure un stage de responsabilisation obligatoire pour les auteurs de violences sexistes et sexuelles. C’est l’une des rares mesures de réinsertion et de lutte contre la récidive figurant dans le texte. Cet aspect en a été écarté, alors même que la proposition 55 de la Coalition féministe et enfantiste concernait la prévention de la récidive.Je continue de poser mes questions relatives au budget à Mme la ministre. Entre les pages 130 et 133 du rapport annuel de performances de la mission Justice, annexé au projet de loi de finances pour 2027, nous avons le détail des crédits alloués en 2027 à la lutte contre la récidive. Le budget total est de 120,8 millions d’euros, soit 2 % du budget de l’administration pénitentiaire, qui s’élève à plus de 5,7 milliards d’euros. Pour chaque euro dépensé pour l’administration pénitentiaire, seuls 2 centimes vont à la lutte contre la récidive ! Il n’y a qu’environ 1 million d’euros pour l’enseignement, 8 millions pour la lutte contre la pauvreté des détenus, et seulement 6 millions pour les associations. Comment lutter correctement contre la récidive quand, sur 100 euros de budget, seulement 2 euros lui sont consacrés ? Le budget alloué à tout le reste – notamment l’immobilier pénitentiaire – augmente pour financer votre plan de 15 000 places de prison, mais lorsqu’il faut lutter contre la récidive, pour 1 euro dépensé, je le répète, il n’y a même pas 2 centimes investis. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
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La parole est à Mme Gabrielle Cathala.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme Clémentine Autain.
Je profite de l’examen de l’article 15 bis pour redire notre colère : il n’y a quasiment aucune disposition dans cette proposition de loi quant à la prise en charge des auteurs – prévention, éducation, accompagnement… –, pour éviter qu’ils ne récidivent. En fait, il n’y a rien. C’est pourtant le nerf de la...
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