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5 octobre 2026 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Je profite de l’examen de l’article 15 bis pour redire notre colère : il n’y a quasiment aucune disposition dans cette proposition de loi quant à la prise en charge des auteurs – prévention, éducation, accompagnement… –, pour éviter qu’ils ne récidivent. En fait, il n’y a rien. C’est pourtant le nerf de la guerre.Nous commençons l’examen d’une série d’articles – 15 bis, 15 ter, 15 quater, 16 – portant sur la chaîne pénale prévue. Elle est très répressive, impliquant l’aggravation des peines encourues et des circonstances aggravantes toujours plus fortes. Nous nous y opposons par principe. Ce n’est pas la voie pour que les violences sexuelles, sexistes et intrafamiliales cessent.On ne va pas s’en sortir simplement avec des mesures qui ne coûtent pas cher – enfin, si, elles coûtent pour le système pénitentiaire. J’aimerais que notre assemblée l’entende.Par ailleurs, dans le budget de la justice prévu pour 2027, c’est essentiellement l’administration pénitentiaire qui profite des – faibles – hausses de budget. Mais pour le reste, rien !J’abonde dans le sens de notre collègue Gabrielle Cathala. Il convient d’insister sur ce qui est prévu concrètement pour que les plaintes soient correctement suivies, pour soutenir la recherche sur les moyens de prévention de la récidive et pour sortir les auteurs de l’imaginaire de la domination masculine. Or pour tout cela, nous sommes face au vide et notre colère est totale. L’aggravation des peines ne palliera pas ces manques. C’est cette logique que nous défendrons au cours de l’examen des articles qui suivent.
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à Mme Gabrielle Cathala.
Le groupe LFI-NFP est favorable à cet article puisqu’il instaure un stage de responsabilisation obligatoire pour les auteurs de violences sexistes et sexuelles. C’est l’une des rares mesures de réinsertion et de lutte contre la récidive figurant dans le texte. Cet aspect en a été écarté, alors même que la... Lire ▸
La parole est à Mme Clémentine Autain.
(La prise de parole ci-dessus)