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1ᵉʳ octobre 2026 · Sénat · hémicycle Séance
Monsieur le doyen du Sénat, monsieur le ministre, mes chers collègues, je tiens d’abord à saluer Pierre Cuypers, sénateur de Seine-et-Marne et doyen de notre assemblée. Je veux le remercier d’avoir présidé cette première séance, mais aussi des recommandations qu’il a formulées tout à l’heure à l’intention de chacun d’entre nous, en terrien qu’il est. Merci, mon cher Pierre Cuypers ! (Applaudissements.) Permettez-moi d’avoir une pensée pour François Patriat, si brutalement disparu cet été. Nous lui rendrons un hommage solennel. Je souhaite remercier nos secrétaires d’âge. J’ai moi-même exercé cette fonction (Sourires.), mais le propre de l’état de benjamin est de passer trop vite ! Je tiens avant tout à féliciter toutes les sénatrices et tous les sénateurs élus, qui rejoignent notre assemblée. Je sais d’expérience combien, en entrant dans cet hémicycle pour la première fois, on vit un moment très particulier. Je souhaite aussi féliciter nos collègues réélus, qui retrouvent notre hémicycle. Soyez les bienvenus au Sénat de la République. Mes félicitations vont également aux présidents de groupe, pour leur élection. Je salue les candidats qui se sont présentés à la présidence du Sénat, faisant ainsi vivre notre démocratie interne : mon cher Patrick Kanner, ma chère Cécile Cukierman, ma chère Mélanie Vogel. Me voici de nouveau président d’une assemblée parlementaire ouverte, diverse, exigeante et respectueuse des sensibilités qui la composent. Je suis, dès cet instant, le président de toutes les sénatrices et de tous les sénateurs, de métropole et des outre-mer, ainsi que des collègues qui représentent les Français établis hors de France. Dans l’esprit de responsabilité, de liberté et de respect mutuel qui constitue, à mes yeux, la marque de notre assemblée, je vous le dis : chaque voix sera respectée ; j’en serai le garant. Le Sénat assure la représentation des territoires et des élus locaux, maillage indispensable de la Nation, qui en garantit chaque jour la cohésion, notamment dans ces moments difficiles. Mes chers collègues, notre pays doute. Notre société est confrontée à une succession de crises qui ont entamé la confiance de nos compatriotes dans leur avenir et dans leurs dirigeants. La France ne s’est peut-être jamais trouvée dans une telle situation depuis le début de la Ve République : notre dette est abyssale, les taux d’intérêt sont chaque mois plus élevés ; nos comptes sociaux sont dans le rouge ; le pouvoir d’achat est en berne. Je sens le pays particulièrement tendu et la situation géopolitique est inquiétante. L’instabilité politique et l’absence de majorité à l’Assemblée nationale font parfois obstacle au fonctionnement normal de la Ve République et contrarient tout programme de réformes ambitieuses qui permettrait d’engager notre pays sur une pente sérieuse de réduction de la dépense publique et de la dette. Dans ce contexte, le Sénat doit assumer pleinement son rôle et demeurer le point d’équilibre d’une démocratie que je sens à la peine. La crise que traverse notre pays nous oblige tous. Oui, notre assemblée, outre sa vocation à représenter les territoires, a d’abord pour mission de faire la loi et de contrôler l’action du Gouvernement, avec une seule boussole : l’intérêt de la France. Plus que jamais, le Sénat se trouve au cœur de la vie démocratique. Ce que nous avons perçu dans le suffrage universel indirect, au travers du vote des délégués sénatoriaux, c’était aussi l’expression des citoyens et de ce qu’ils ressentaient. Nous avons, entre les groupes qui composent cet hémicycle, des divergences politiques parfois profondes, nous portons des analyses différentes sur l’état de la France et sur les solutions à envisager, mais je souhaite que nous nous retrouvions sur la défense du parlementarisme bicaméral – croyez-moi, nous n’en étions pas là il y a dix ans ! –, de la République et de la France. Cet esprit de responsabilité m’anime ; c’est le sens que j’entends donner à ma présidence. Je suis convaincu que le Sénat peut être l’un des moteurs du sursaut républicain. Dès lors, il nous faut imaginer ensemble le Sénat de demain, pour mieux répondre aux attentes de nos concitoyens comme des territoires et pour retrouver la confiance. Tel est l’objet du projet que je vous ai adressé : Le Sénat, un acteur majeur de la vie politique française. C’est cela que je vous propose que nous fassions ensemble. Il nous faut ainsi replacer les territoires au cœur des politiques publiques. L’un des maux dont souffre notre pays porte un nom : l’hypercentralisation. Le remède : faire confiance aux élus locaux. Pour faire avancer nos territoires, le couple formé par le sénateur et le maire m’a toujours paru essentiel. L’amoncellement de normes embolise le système. La situation n’est plus tenable, j’en ferai une priorité du prochain mandat. Comme pour Notre-Dame de Paris, il faut tout simplement que l’exception devienne la règle (Oui ! et applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.), pour en finir avec cet étouffement dû à la surrégulation et à la surtransposition. Avant même de parler de décentralisation, il faut que nos collectivités retrouvent une véritable part d’autonomie financière et fiscale. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Le scrutin pour l’élection du président du Sénat est ouvert. Il sera clos quelques instants après la fin de l’appel nominal. Huissiers, veuillez commencer l’appel nominal. (Il est procédé à l’appel nominal.)
Le premier appel nominal est terminé. Il va être procédé au nouvel appel. (Le nouvel appel a lieu.)
Personne ne demande plus à voter ?… Le scrutin est clos. J’invite Mmes et MM. les secrétaires d’âge à se rendre dans la salle des conférences pour procéder au dépouillement public du scrutin. La séance est suspendue. (La séance, suspendue à seize heures vingt, est reprise à seize heures cinquante-cinq.)
La séance est reprise. Voici le résultat du premier tour du scrutin pour l’élection du président du Sénat : Ont obtenu : M. Gérard Larcher : 203 voix ; (Mmes et MM. les sénateurs, ainsi que M. le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement, se lèvent et applaudissent... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)
Il a raison !
Ainsi, après la baisse des dotations, la suppression de la taxe d’habitation a marqué le point d’orgue de la disparition de l’un des leviers fiscaux essentiels à la main des collectivités, et pour quel résultat ! Les élus locaux doivent être reconnus, protégés et respectés. Un important travail transpartisan – j’y... Lire ▸
Très bien !
… qui prévoit qu’un amendement est recevable « dès lors qu’il présente un lien, même indirect, avec le texte », la notion de lien ayant été interprétée de manière parfois stricte par le Conseil constitutionnel. (Mêmes mouvements.)