– Monsieur le Président, j'étais vendredi dernier à Reims, dans la Marne, chez moi, et j'ai vu, j'ai vu dans les manifestations une jeunesse magnifique, forte de ses rires, forte de ses projets, qui a envie de vivre libre et debout, prête à se battre pour tant de choses si essentielles, et que personne n'instrumentalise. Une jeunesse qui lutte pour l'égalité, pour l'amélioration de ses conditions d'études, en solidarité avec les revendications du corps enseignant.
Mais à Reims, vendredi, j'ai aussi vu la répression sans limite de l'appareil d'État, cette police cagoulée qui provoque, menace, insulte, humilie et violente. Cette police s'abat aujourd'hui sur les enfants de la République dont certains ont moins de quinze ans. Déjà, des milliers de jeunes ont été interpellés, des centaines blessés. Et ce matin, c'est un jeune de quinze ans qui a eu la main arrachée par une grenade jetée par cette police. Les jeunes demandent à être considérés, consultés, entendus. Leurs revendications sont justes. J'ai honte. Honte de voir la violence qui leur est infligée. Honte de voir ce qu'est devenu notre pays après dix ans de macronisme. Mais demain, nous pouvons construire un autre monde. Alors allons, enfants de la patrie!
(L'orateur accepte plusieurs questions carton bleu)
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, l'extrême gauche sème le chaos en France. Des lycées incendiés, des enseignants agressés, dont certains aspergés d'essence, des policiers et pompiers attaqués, parfois lynchés au sol, du mobilier urbain détruit.
La France insoumise souffle en permanence sur les braises. Ce parti séditieux...
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(La prise de parole ci-dessus)
question «carton bleu». – Monsieur Smith, je pense que vous êtes un gros menteur. Vous avez accusé un policier en civil à Reims de jeter un projectile auprès des manifestants. Le procureur vous a démenti. Il s'agissait d'un policier de la BAC qui, face à des projectiles, face à des voyous, a lancé une grenade...
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réponse carton bleu. – Je ne suis pas sûr de la question de M. Valet, mais il m'offre ainsi la possibilité de lui répondre, et à ce scénario de clown.
Vous savez, ce que nous aimerions entendre. Nous, nous avons évidemment à Reims, vendredi, appelé au calme, appelé au calme à chaque fois que cela a été possible....
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