Vous avez raison : demander son relevé de carrière est un exercice intéressant, collectif et individuel, que nous pourrions tous faire. Lorsqu’un revenu est inférieur à 150 heures payées au SMIC, les trimestres ne sont pas validés, comme vous avez pu le constater vous-même. Certaines activités sont peu ou mal prises en compte : les gratifications pour les stages n’ouvrent ainsi de droits qu’à partir d’un certain seuil. Tous les trimestres validés ne sont pas non plus pris en compte de la même façon : les majorations de durée d’assurance – les fameuses MDA, dont on parle souvent au sujet des enfants – attribuent des trimestres validés mais n’entrent pas en compte dans l’accès aux carrières longues. C’est la différence entre les trimestres validés et cotisés. Il est vrai que le débat devient technique et qu’il est un peu tard, monsieur le président, mais ne cachons pas notre plaisir à travailler sur ce sujet ensemble.Votre question porte sur la façon de mettre un terme à ces inégalités. Le principe du système universel est simple : toutes les périodes travaillées donneront lieu à cotisation et contribueront à augmenter le nombre de points et ainsi, in fine, le montant de la pension. Si nos enfants ou petits-enfants occupent un emploi étudiant ou décident d’aller faire les vendanges, ils verront des points apparaître sur leur compte personnel.Quel que soit le montant de revenu, une période de travail gardera sa valeur. Comme vous l’avez souligné, un relevé de carrière montre – tant mieux, d’ailleurs – que les rémunérations peuvent évoluer positivement dans le temps. Aujourd’hui, les salaires portés au compte sont indexés sur l’inflation. Au contraire, la proposition du haut-commissaire, et la mienne en tant que secrétaire d’État qui le remplace, consiste à indexer ces points sur le salaire moyen par individu. Or, comme les revenus progressent deux fois plus vite que l’inflation, cette disposition non seulement protégera la valeur du point mais assurera aussi une dynamique, qui n’existe pas aujourd’hui dans les salaires portés au compte de votre relevé de carrière. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
La CGT, ce sont des sensibles !
…aux côtés de ceux qui s’inquiètent de la souffrance actuelle des soignants, des enseignants, des postiers, des cheminots,…
La parole est à M. le secrétaire d’État chargé des retraites.
SUD-Rail !
En effet, nous voulons instaurer un système universel de retraite. Vous avez mis en doute le caractère universel de notre projet compte tenu de la récente reconnaissance de certaines spécificités. Regardons celles-ci ensemble, si vous le voulez bien.Pour les aiguilleurs du ciel, les spécificités sont dictées par...
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La parole est à Mme Agnès Thill.
J’aurai beaucoup plus que quatre questions.Certains régimes spéciaux, de surcroît pour la plupart déficitaires, ne reflètent plus la situation réelle de leurs bénéficiaires, tandis que certains métiers, comme ceux du BTP, les soignants hospitaliers, les caristes ou les travailleurs à la chaîne, par exemple, sont...
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…des chômeurs et de tous ceux qui font la France au quotidien ; aux côtés de ceux qui s’inquiètent de la retraite de leurs anciens et des conditions de travail de leurs enfants. Nous sommes du camp des sensibles, de ceux qui tiennent compte des vivants et de la vie elle-même. (Exclamations sur plusieurs bancs du...
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La parole est à M. le secrétaire d’État.
(La prise de parole ci-dessus)
Les aiguilleurs ne mettent pas leur vie en danger !
La parole est à M. le secrétaire d’État.
Certaines activités sont exceptionnelles car elles sont exceptionnellement difficiles ou engagent les individus de manière exceptionnelle. Je comprends votre question et j’essaie d’y répondre de façon objective et cohérente. Il existe bel et bien des spécificités. Il s’agit non pas de collectionner des régimes...
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Madame la députée, je ne relèverai pas les excès de vos propos, parce que, sur le fond, ils expriment une inquiétude. Toutefois, ils ne valorisent ni votre discours, ni le travail de votre assemblée. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM. – Exclamations sur les bancs du groupe FI.)
L’universalité n’existe plus !
Quel est le coût ?
La parole est à Mme Corinne Vignon.
Selon les préconisations du rapport Delevoye, l’objectif de la pension de réversion dans le futur système universel consistera à garantir le niveau de vie de la personne survivante à 70 % des droits dont bénéficiait le couple. Ce dispositif unique permettra de mettre fin aux inégalités, car le système actuel varie...
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Je m’arrête là, puisque mon temps est limité (Protestations sur les bancs du groupe LR). Vous aurez l’occasion de me poser d’autres questions.