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16 janvier 2024 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Le 27 novembre dernier, le Conseil de l’Union européenne validait en catimini l’accord de libre-échange conclu avec la Nouvelle-Zélande. Dans le plus grand secret, l’Union européenne a autorisé une augmentation de 30 % en dix ans du commerce entre l’Europe et la Nouvelle-Zélande, séparées de 20 000 kilomètres, en supprimant tout ou partie des droits de douane entre les deux zones. Ainsi, à partir du printemps prochain, pourront notamment être exportées, chaque année, vers l’Union européenne 164 000 tonnes de viande ovine, 10 000 tonnes de viande bovine, 36 000 tonnes de beurre et 25 000 tonnes de fromage néo-zélandais.Or quelle légitimité le Gouvernement a-t-il pour appliquer un tel accord ? Nous n’en avons jamais discuté ici, à l’Assemblée nationale. Les parlementaires que nous sommes ne l’ont jamais adopté ! Du reste, depuis l’Accord économique et commercial global (Ceta) en 2019, aucun accord de libre-échange n’a été voté par les parlementaires français.Pourtant, lorsqu’on voit la Macronie à la dérive, comme en ce moment, il serait plus que jamais bénéfique pour la démocratie de s’en remettre à la souveraineté de l’Assemblée nationale. Précisons pour celles et ceux qui nous écoutent que, ce matin encore, nous ne savions toujours pas si le monarque Macron avait pensé à maintenir la semaine de contrôle du Gouvernement, qu’en entrant ce soir dans l’hémicycle, nous ignorions quel ministre nous interrogerions et que nous nous retrouvons dans la situation ubuesque où nous contrôlons un gouvernement incomplet, dont le Premier ministre n’a ni prononcé de discours de politique générale ni demandé de vote de confiance.
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

L’ordre du jour appelle le débat sur le thème : « Position de la France sur les accords de libre-échange ».La conférence des présidents a décidé d’organiser ce débat en deux parties. Dans un premier temps, nous entendrons les orateurs des groupes, puis le Gouvernement. Nous procéderons ensuite à une séquence de... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)
Exactement !
Quoi qu’il en soit, le groupe La France insoumise a donc demandé un débat sur la position de la France concernant les traités de libre-échange, précisément pour éclairer le débat public sur cette question.D’abord, les accords de libre-échange sont un désastre environnemental. Ursula von der Leyen, qui n’est élue... Lire ▸