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16 janvier 2024 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Les négociations officielles ont repris entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, avec l’objectif de finaliser cet accord de libéralisation du commerce si controversé au vu des enjeux de souveraineté alimentaire, de revenu paysan ou encore de dérèglement climatique. Le sommet qui s’est tenu à Rio de Janeiro le 7 décembre 2023 n’a pas été conclusif, et l’accord UE-Mercosur a été une nouvelle fois repoussé sur fond de tensions. Pourquoi continuer dans cette voie alors que l’importation de produits sud-américains en Europe aura un impact négatif pour les agriculteurs français et les produits européens, plus particulièrement pour notre élevage ?La baisse du cheptel bovin s’accélère en France, alors que les importations augmentent. Cette situation menace l’existence même de notre modèle herbager à la française. Comment peut-on cautionner des prix agricoles tirés toujours plus vers le bas, une concurrence déloyale pour nos producteurs français, avec une suppression totale des droits de douane sur de nombreux produits agricoles et des contingents importants sur la viande bovine ? Comment peut-on être favorable à l’augmentation des échanges commerciaux avec l’autre bout du monde ?L’étude d’impact de la Commission européenne signale même que ces accords commerciaux entraîneraient une augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Finalisés, ils aboliraient tout espoir de relocalisation de notre agriculture pour faire vivre nos territoires et rémunérer le travail paysan. Madame la ministre déléguée, l’alimentation et l’agriculture ne peuvent constituer la variable d’ajustement d’un système néolibéral catastrophique pour nos agriculteurs. Il est temps d’en prendre conscience.
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Toujours les mêmes réponses caricaturales !
Il n’y a pas de vase clos : le commerce existait avant !
Vous m’avez interrogée plus spécifiquement sur l’accord avec le Mercosur. En août 2019, à l’occasion du sommet du G7 à Biarritz, le Président de la République a en effet indiqué que la France ne souhaitait pas soutenir cet accord, compte tenu des orientations des politiques publiques des pays membres du Mercosur.... Lire ▸
La parole est à M. Jean-Yves Bony.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme la ministre déléguée.
Avant de répondre plus précisément à votre question portant sur l’accord avec le Mercosur, je veux dire que le Gouvernement a eu parfaitement conscience des enjeux pour nos agriculteurs dans la négociation des accords précédents – je pense ici au Canada ou à la Nouvelle-Zélande. Cette préoccupation s’est traduite... Lire ▸