Je vous remercie de votre question sur les enjeux agricoles. Encore une fois, ne nions pas l’implication de la France dans la défense de l’agriculture lors des négociations commerciales. C’est un sujet qui recouvre, vous l’avez rappelé, des enjeux essentiels en matière de souveraineté alimentaire et d’identité de notre pays. Lorsque nous négocions ces accords, nous sommes donc très exigeants quant au respect des normes environnementales imposées aux producteurs français, dont nous avons fait un axe de travail prioritaire : dans le cadre de la nouvelle approche européenne, il s’agit d’exporter, en quelque sorte, nos engagements en matière de développement durable dans des pays que nous estimons capables d’être des pays partenaires, ou qui le sont parce qu’ils défendent la même vision que nous en matière de lutte contre le changement climatique. Ces avancées sont majeures.C’est pourquoi l’Union européenne continue de défendre le principe des mesures miroirs, qui permet d’appliquer certains standards environnementaux et sanitaires à l’ensemble des produits importés de pays tiers. Cela permet de prendre en considération les contraintes imposées en Europe pour garantir une agriculture et une alimentation de qualité, protéger la santé publique ou encore l’environnement. Soulignons par exemple les résultats obtenus en 2023, avec l’interdiction d’importation de biens agricoles contenant des traces de néonicotinoïdes néfastes aux pollinisateurs.Lorsque nous n’imposons pas de mesures miroirs, nous pouvons prévoir une conditionnalité tarifaire. Plutôt qu’une explication technique, permettez-moi d’illustrer mon propos par un exemple concret : l’accès préférentiel au marché européen pour la viande bovine néo-zélandaise est subordonné au fait que les animaux soient nourris à l’herbe.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Évoquer les accords de libre-échange, c’est faire référence au développement économique entre partenaires commerciaux et aux échanges de biens et de services – l’histoire nous enseigne qu’ils sont un levier d’apaisement des conflits et de construction de la paix. Mais c’est dorénavant aussi faire référence à des...
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La parole est à Mme la ministre déléguée.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. Alain David.
Le commerce international est facteur de paix et de coopération, c’est indéniable. Toutefois, nous l’avons constaté de façon criante pendant la période du covid, une trop grande naïveté a fragilisé nos économies occidentales. Nous avons heureusement réussi à poser la question de la relocalisation des productions...
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