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16 janvier 2024 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Le commerce international est facteur de paix et de coopération, c’est indéniable. Toutefois, nous l’avons constaté de façon criante pendant la période du covid, une trop grande naïveté a fragilisé nos économies occidentales. Nous avons heureusement réussi à poser la question de la relocalisation des productions stratégiques, qui avaient trop souvent été délocalisées, entraînant d’autres questions sur le dumping social et environnemental.Nous le répétons régulièrement : lorsque la Commission européenne, encore trop empreinte de béatitude libre-échangiste, souhaite nouer de nouveaux accords de libre-échange, elle doit mener en la matière une politique pragmatique. Citons l’exemple de l’Inde, qui défend jalousement son marché intérieur avec la politique du make in India. Citons également les États-Unis, qui ont engagé l’Inflation Reduction Act (IRA), le plus gros investissement jamais décidé dans la lutte contre le changement climatique, qui prévoit 370 milliards de dollars pour la construction d’éoliennes, de panneaux solaires et de véhicules électriques. Le plan prévoit notamment un crédit d’impôt réservé à l’acquisition d’un véhicule électrique sorti d’une usine nord-américaine et doté d’une batterie fabriquée localement, excluant par conséquent les automobiles produites dans l’Union européenne. Ces raisons expliquent les récentes réserves des députés du groupe Socialistes et apparentés vis-à-vis des accords commerciaux tous azimuts que sont le Mercosur, l’accord avec la Nouvelle-Zélande ou bien d’autres encore.Ma question sera donc simple : le réarmement récemment mis en avant par le Président de la République passe-t-il aussi par une volonté de protéger et de développer le made in France ?
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Je vous remercie de votre question sur les enjeux agricoles. Encore une fois, ne nions pas l’implication de la France dans la défense de l’agriculture lors des négociations commerciales. C’est un sujet qui recouvre, vous l’avez rappelé, des enjeux essentiels en matière de souveraineté alimentaire et d’identité de... Lire ▸
La parole est à M. Alain David.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme la ministre déléguée.
Je vous remercie de cette question : la période du covid a en effet démontré l’importance de la maîtrise des chaînes de valeur. Il y a un enjeu de réarmement de la France, et plus globalement de l’Union européenne, qui passe par la reprise en main des filières d’approvisionnement et de production ainsi que des... Lire ▸