Plusieurs accords de libre-échange sont en négociation. Celui avec la Nouvelle-Zélande devrait entrer en vigueur début 2024. Les droits de douane sur toutes les exportations européennes vers ce pays seront supprimés, ce qui est une très bonne chose pour les produits industriels et pour la balance commerciale de la France. S’agissant des produits agricoles, les agriculteurs et les producteurs nous font part de leur inquiétude quant à l’arrivée de produits laitiers et de viande non soumis à une exigence de strict respect des normes européennes. Ils citent ainsi le recours à des herbicides, des pesticides et des antibiotiques interdits dans l’Union européenne mais toujours autorisés en Nouvelle-Zélande.Comment pourra-t-on demander aux agriculteurs français de faire l’effort de s’appliquer de nouvelles normes pour protéger l’environnement et permettre la décarbonation de l’agriculture, pour améliorer la qualité de leurs produits et pour garantir le bien-être animal, si dans le même temps on laisse entrer des produits qui ne respectent pas les mêmes règles ? Que peut faire la France pour que ces accords de libre-échange conduisant à l’importation de produits agricoles ne soient pas une menace pour l’économie de nos territoires ruraux, leur tissu social, le pastoralisme et le système herbager qui stocke le carbone ?
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
La parole est à Mme la ministre déléguée.
Je vous remercie pour votre question. J’ai déjà apporté certains éléments de réponse : j’ai rappelé la position du Président de la République en 2019 à l’occasion du G7, indiqué que l’accord avec le Mercosur ne pouvait pas être signé en l’état eu égard aux politiques publiques engagées par les gouvernements à...
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La parole est à Mme Danielle Brulebois.
(La prise de parole ci-dessus)
Il ne fallait pas les signer !
Que peut faire la France pour ne pas induire les consommateurs en erreur et pour mieux les informer sur la réalité de la production dans d’autres pays ? Exigera-t-elle la révision de la réglementation européenne en matière d’étiquetage afin que celui-ci soit clair et transparent sur l’origine nationale de...
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La parole est à Mme la ministre déléguée.