geheim.land Recherche Politique
17 janvier 2024 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Plus de deux ans après les assises de la santé mentale et de la psychiatrie, qui se sont tenues en septembre 2021, la psychiatrie en France demeure en crise. La mort tragique d’une infirmière en mai 2023 et le viol d’une aide-soignante en novembre 2022 à l’hôpital psychiatrique Camille-Claudel, dans ma circonscription de Charente, rappellent qu’il est urgent d’intervenir. Les professionnels de la santé mentale dénoncent depuis longtemps la dégradation des conditions de travail, les problèmes d’attractivité du secteur et une perte de sens. La psychiatrie est souvent négligée dans les politiques publiques de santé. Faute de prise en charge adéquate, des individus dangereux sont laissés en liberté. Les derniers chiffres indiquent qu’une personne sur quatre serait touchée par des troubles psychiatriques – il en a été question tout à l’heure.En 2022, la France comptait 15 000 psychiatres, mais 30 % des postes en psychiatrie dans les hôpitaux publics n’étaient pas pourvus. Cette situation souligne les profondes lacunes financières et structurelles dans la prise en charge de la santé mentale en France, malgré les récentes interventions, les déploiements financiers, les assises et la mise en œuvre, depuis 2013, de programmes pluriannuels.La crise urgente de la fermeture des lits s’impose à notre attention. La demande de soins psychiatriques augmente mais la fermeture structurelle de lits s’intensifie. De nombreux hôpitaux – à Nantes, au Mans, à Cholet, à Caen, et je pourrais en citer d’autres – sont contraints de fermer massivement les lits psychiatriques. Les personnels sont désabusés. À terme, ce sont la prise en charge et la santé des patients qui en pâtissent. Cette situation révèle les défis profonds et persistants auxquels est confrontée la psychiatrie française. Comment envisagez-vous d’endiguer la crise actuelle des fermetures de lits ? Il s’agit de garantir un service et une prise en charge cohérents et efficaces. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
La source — assemblee_nationale
Pas d'URL publique donnée par la source
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

Sévère mais juste !
Nous passons aux questions du groupe Rassemblement national. La parole est à Mme Caroline Colombier.
Je vous souhaite à tous une excellente année, madame la présidente, madame la ministre, mes chers collègues.
Allez, une minute supplémentaire !
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme la ministre.
Nous pouvons travailler sur un point essentiel : les recrutements. Si des lits sont fermés, c’est parce qu’il manque des soignants pour s’occuper de celles et ceux auxquels ces lits sont destinés. Depuis septembre 2023, nous assistons à une reprise des recrutements. Néanmoins, nous le savons tous, les résultats en... Lire ▸