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15 janvier 2025 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Quand j’ai lu l’intitulé de ce débat, ma première pensée a été de m’interroger sur le sens de l’expression « crise agricole ». Celle-ci, vous le savez comme moi, ne se limite pas aux manifestations de l’hiver 2024, mais représente une tendance de fond : c’est la perte de la souveraineté en volailles, en ovins et en bovins ; la diminution drastique du nombre d’exploitations et du cheptel ; le creusement de l’écart entre le revenu moyen des Français et celui des agriculteurs ; l’isolement de ces derniers dans une France marquée par l’exode rural. C’est enfin la prise de conscience progressive que nous leur avons demandé trop longtemps de produire d’une certaine manière et qu’il est désormais indispensable de les accompagner dans les transitions nécessaires, y compris face aux changements climatiques qui terrassent les exploitations. Tout cela a mené à une expression de colère et de détresse. J’espère que nous la comprenons tous, que nous en sommes tous solidaires. Les Françaises et les Français, eux, le sont. Les réponses à cette détresse et à cette colère ont d’ailleurs commencé à être apportées avant : je pense à ce que Marc Fesneau avait entrepris dès sa prise de fonction, qu’il s’agisse du plan « loup » et de la préservation du pastoralisme,…
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à M. Pascal Lecamp.
(La prise de parole ci-dessus)
Les mesures prises dans le cadre du plan « loup » étaient insuffisantes !
…du soutien à la viticulture, de la simplification de la PAC, mais aussi de la révision des normes nationales ou encore des plans de souveraineté consacrés aux fruits et légumes ou à l’élevage. Dès les premières manifestations, le gouvernement de l’époque avait accéléré son action et approfondi les réponses... Lire ▸