…du soutien à la viticulture, de la simplification de la PAC, mais aussi de la révision des normes nationales ou encore des plans de souveraineté consacrés aux fruits et légumes ou à l’élevage. Dès les premières manifestations, le gouvernement de l’époque avait accéléré son action et approfondi les réponses apportées aux difficultés du monde agricole. Avec le premier ministre, Gabriel Attal, le ministre de l’agriculture Marc Fesneau avait ainsi renouvelé le dialogue avec la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), les Jeunes Agriculteurs, la Coordination rurale, la Confédération paysanne et le Mouvement de défense des exploitants familiaux (Modef), même si ce dialogue existait déjà avant les mouvements de l’hiver et s’il perdure aujourd’hui – l’échange est quasi quotidien avec l’ensemble de ces forces. Dès 2022, Marc Fesneau avait entamé un grand cycle de concertations sur les thèmes de l’installation, de la transmission et de la transition, ainsi que sur celui de l’enseignement et de la recherche. L’écoute ne fait donc pas de doute, mais au-delà, il y a aussi la volonté de faire : les engagements ont été nombreux au cours de l’année écoulée, en matière fiscale comme en matière sociale, mais aussi au sujet du revenu, de l’accompagnement au départ ou à l’installation, de la fin des interdictions sans solution, et j’en passe. Je veux particulièrement saluer ici le travail mené par Marc Fesneau et par Annie Genevard sur le versement des aides PAC, le contrôle unique ou les prêts garantis. Mais en tant que législateurs, nous sommes bien placés pour savoir que les ministres, sans une assemblée fonctionnelle, ne peuvent pas tout faire.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
La parole est à M. Pascal Lecamp.
Quand j’ai lu l’intitulé de ce débat, ma première pensée a été de m’interroger sur le sens de l’expression « crise agricole ». Celle-ci, vous le savez comme moi, ne se limite pas aux manifestations de l’hiver 2024, mais représente une tendance de fond : c’est la perte de la souveraineté en volailles, en ovins et en...
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Les mesures prises dans le cadre du plan « loup » étaient insuffisantes !
(La prise de parole ci-dessus)
C’est vrai.
Sans un gouvernement de plein exercice, l’Assemblée nationale, quant à elle, ne peut rien faire. Or l’un et l’autre ont manqué en 2024, année historique à cet égard. La dissolution a ainsi interrompu nos travaux sur au moins deux sujets urgents : le revenu des agriculteurs, sur lequel planchaient les députés...
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