Des structures de coordination existent : des comités régionaux, départementaux et même locaux pour l’emploi – l’échelle départementale n’étant sans doute pas assez grande. Il faut que les entreprises locales puissent s’exprimer au contact des acteurs – notamment les missions locales – qui préparent leurs futurs salariés. L’existence de tels lieux serait sans doute un gage de pérennité pour ces structures – puisque telle est la question que vous soulevez. Il faut promouvoir tout ce qui conduira à renforcer les rapprochements, les collaborations, l’écoute et le dialogue entre les missions locales et les acteurs qui sont en prise avec les réalités économiques des bassins de vie et d’emploi. Avec 6 800 antennes, les missions locales assurent une sacrée couverture du territoire : c’est plus que les gares, qui sont au nombre de 3 000 ! Comme l’on sait que la mobilité géographique pose problème, plus les perspectives d’emploi seront adaptées aux besoins des entreprises locales – et les parcours ajustés en conséquence –, mieux nous aurons travaillé au service de tous.Même si je n’ai pas d’avis définitif sur le sujet, le débat sur répartition des financements est légitime. Le propre d’un ministre est de gérer l’argent public, déterminé par le budget, en fonction des missions de son ministère. S’agissant des missions locales, les sommes allouées sont importantes – plus de 1 milliard d’euros – puisque l’État non seulement participe à leurs coûts de financement, mais verse également les allocations liées aux contrats d’engagement jeune et au Pacea. Il ne s’agit pas de petites sommes.Je précise d’ailleurs que si les crédits diminuent, ils restent à un niveau beaucoup plus élevé qu’en 2019. Jusqu’en 2024, les gouvernements successifs ont considérablement augmenté les moyens alloués aux missions locales – certes, ils ont également étendu leurs obligations, mais tout de même : le budget dévolu aux missions locales, quand bien même nous appliquerions la première version du projet de loi de finances que vous avez dénoncée comme n’étant pas à la hauteur des attentes, resterait 50 % plus élevé que celui de 2019. Il faut avoir cette réalité en tête si l’on veut émettre un avis éclairé sur l’effort consenti par l’État et les gouvernements successifs au bénéfice des missions locales.Vous connaissez mon parcours. J’ai travaillé pendant quarante-cinq ans à la SNCF et dans ses filiales, où j’ai exercé des fonctions de direction. J’ai toujours soutenu qu’il convenait de gérer une entreprise publique aussi bien, voire mieux qu’une entreprise privée, parce qu’elle fonctionne grâce à de l’argent public, donc avec l’argent des Français. C’est pareil pour l’État. Ce dernier a collecté grâce à la fiscalité de l’argent auprès des ménages et des entreprises pour constituer un budget, décliné en crédits alloués à diverses missions. Si l’on peut toujours discuter des modalités, des critères et des principes, il n’est pas illégitime de vérifier que ces sommes ne sont pas mal utilisées. C’est pourquoi je compte introduire au sein de mon ministère un contrôle de gestion de l’argent public, notamment pour les missions locales.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
De formation !
D’insertion !
Le fait de préparer des jeunes à trouver un emploi a des conséquences bénéfiques sur l’activité des entreprises. Tout cela est cohérent. Les collectivités n’étant pas autour de la table, je ne m’attarderai pas sur ce point, mais je serai vigilant à l’avenir quant au fait qu’elles prennent leur part dans le...
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(La prise de parole ci-dessus)
Comme s’il n’y en avait pas ! Votre méconnaissance du sujet est incroyable !