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7 janvier 2026 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Il existe toutefois des marges de manœuvre selon les lieux. Il existe 6 800 antennes et plus de 400 missions locales. Les territoires, les problématiques et les performances ne sont pas les mêmes d’un endroit à l’autre. C’est d’ailleurs valable pour toute entité humaine – j’avais 300 établissements sous ma responsabilité à la SNCF, ils n’étaient pas tous au même niveau. N’ignorons pas ces différences. Il faut que l’évaluation soit adaptée à chaque situation.Pour résumer, que pense le ministre du travail et des solidarités que je suis des missions locales, en ce début janvier 2026 ? Je dirai d’abord que, dans l’arsenal des organisations dédiées à la préparation de notre jeunesse à l’emploi, elles sont utiles et nécessaires. Elles jouissent d’atouts importants susceptibles de garantir leur pérennité. Je les ai cités : la proximité, la capacité à établir un diagnostic global localement, en concertation avec les collectivités territoriales, afin de répondre adéquatement aux besoins. Ces caractéristiques originelles conservent toute leur actualité.Gardons cependant à l’esprit trois questions, qui ne constituent pas pour autant des objections dirimantes. D’abord, celle du rapport aux entreprises, qui a été évoquée par plusieurs d’entre vous. En tant que ministre du travail et des solidarités, je suis d’abord soucieux du retour à l’emploi, fût-ce en imaginant pour chaque jeune des voies de passage singulières, presque sur-mesure. Je ne renonce pas à les trouver ; le faire reviendrait en effet à considérer que certains jeunes n’ont aucun avenir, ce à quoi je me refuse. Je pense au contraire que chacun peut trouver le sien, à condition d’être aidé, et je ne conçois pas que l’on dise à un jeune de 20 ans qu’il ne pourra rien faire de sa vie. Il faut se battre pour l’inciter à trouver sa voie, ce qui suppose en effet de lui redonner confiance – ce point est très important, et j’y suis très attaché. Libre à vous d’avoir une position divergente mais telle est ma conviction.Deuxièmement, et cela constitue une preuve d’amour envers les missions locales, je veux m’assurer que les collectivités leur manifestent le même intérêt que l’État. Une telle vérification passe par l’élaboration de budgets et j’aimerais que le débat que vous, parlementaires, avez aujourd’hui avec l’État sur ce sujet soit possible avec l’ensemble des collectivités territoriales concernées, car l’effort doit être collectif, l’ambition et l’intérêt doivent être partagés, et les valeurs, communes.Le troisième point, qui suscitera sans doute le plus de désaccords, porte sur la nécessité d’engager une démarche d’efficience. Nous ne l’élaborerons évidemment pas seuls ; nous le ferons avec l’Union nationale des missions locales, et peut-être avec les parlementaires concernés. L’objectif est de disposer d’une sorte de tableau de bord – ce n’est pas un gros mot ! – de l’activité des missions locales. Il conviendra de l’adapter aux réalités du terrain ; ce sera d’ailleurs la tâche de leur gouvernance. On verra comment on pourra concrétiser ce projet, mais je me sens comptable du milliard d’euros que l’État me confie et que mon ministère alloue aux missions locales pour qu’elles fonctionnent et appliquent les politiques dédiées à la jeunesse.S’agissant du débat sur le budget, point d’achoppement le plus dur, si je peux parler franchement – ceux qui me connaissent savent que j’ai cette tendance, même si j’apprends à être moins franc depuis que je suis ministre (Sourires) –, sachez que je suis, d’une part, solidaire du gouvernement, d’autre part, convaincu de la nécessité de maîtriser le déficit public. Je ne crois pas qu’il soit bon que les comptes du pays dérapent.
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Comme s’il n’y en avait pas ! Votre méconnaissance du sujet est incroyable !
On peut toujours débattre des critères d’évaluation, mais il n’est pas illégitime de chercher à évaluer les missions locales. En tout cas, je ne vois pas pourquoi l’État ne se poserait pas la question. Ce n’est pas injurieux. On peut certes débattre de la manière de le faire, mais il convient de vérifier que... Lire ▸
Évidemment !
(La prise de parole ci-dessus)